Parmi les préoccupations principales des travailleurs, le bien-être est au centre de l’attention de plus en plus de dirigeants soucieux de leur politique RH : recrutement d’un Chief Happiness Officer, télétravail ou locaux situés dans des espaces de coworking, les initiatives se multiplient.

Pour accompagner les entreprises dans l’amélioration du bien-être et de l’engagement de leurs employés, des cabinets tels que LBMG et QualiSocial se sont développés. Nous avons rencontré Grégoire Epitalon, consultant chez LBMG depuis plus de 4 ans, ainsi que Camy Puech, fondateur et DG de QualiSocial, afin de découvrir les coulisses de leur métier.

Quel est le but de ces cabinets ?

Concilier performance économique et bien-être au travail, parce qu’un employé heureux, c’est un employé plus engagé et donc plus performant.

L’humain est un facteur de plus en plus central et stratégique.

Les nouvelles générations font preuve de plus en plus d’exigence en termes de bien-être au travail, obligeant des entreprises dont le modèle est aujourd’hui dépassé à se repenser : « la plupart des dirigeants viennent nous voir dans le but de faire se rencontrer les attentes des collaborateurs et les enjeux stratégiques de l’entreprise. » nous confie Grégoire. Conscients que leur performance dépend de leurs effectifs, les dirigeants voient la volonté de leurs collaborateurs à faire évoluer l’entreprise comme une nouvelle source de valeur ajoutée. Ces cabinets interviennent donc pour mettre les sujets RH au cœur du questionnement des dirigeants, en travaillant avec toutes les strates de l’entreprise, du comex au bas de la pyramide.

Qui sont leurs clients ?

Pas seulement les grandes entreprises ! Certes elles restent leur cœur de cible : « Chez QualiSocial, nous avons plus de 150 clients dont Ubisoft, Allianz, Nestlé, SFR ou encore Volvo. Nous travaillons aussi avec des ETI ou des start-up. » Certains cabinets comme LBMG travaillent aussi ponctuellement avec des collectivités territoriales ou des organismes publics sur des sujets tels que la création d’espaces de coworking.

Si la porte d’entrée de ces cabinets est souvent le dirigeant, demandeur de conseils pour faire bouger l’organisation, toute l’entreprise est impliquée, et chacun se retrouve client final de la mission comme nous le décrit Grégoire : « Nous commençons par définir une vision avec le comex, pour mettre notre intervention en cohérence avec la stratégie business, puis nous allons voir les autres strates de l’entreprise pour construire avec eux. »

Et les clients en redemandent : « Chez certains clients, ce sont les salariés qui ont demandé à leurs dirigeants d’étendre ou de renouveler une action de QualiSocial chez eux ! ». Car pour ceux qui pourraient en douter, les bénéfices de ces interventions sont ressentis par les clients, et surtout mesurables : « Les principaux indicateurs clés que nous utilisons pour mesurer notre efficacité sont l’absentéisme, le turnover et la productivité, sans oublier la satisfaction client. »

« Les principaux indicateurs clés que nous utilisons pour mesurer notre efficacité sont l’absentéisme, le turnover et la productivité, sans oublier la satisfaction client. » Camy Puech, fondateur et DG de QualiSocial

Quels sont les champs d’action de ces cabinets ?

Les missions de ces cabinets ont pour objectif de changer l’organisation du travail et se déclinent sous différentes formes :

Un premier type de mission vise à améliorer le bien-être au travail via la mise en place d’actions au quotidien, telles que favoriser le sport en entreprise, développer des outils digitaux, faire un focus sur la qualité de la nutrition, booster la bonne humeur au travail ou encore créer des événements ou des formations. Chez Allianz par exemple, les équipes de QualiSocial sont intervenues pour venir en aide à une équipe à la dérive, présentant le niveau d’engagement le plus faible du Groupe. Par la mise en place d’outils digitaux et humains, permettant par exemple d’améliorer les feedbacks, cette équipe s’est retrouvée après quelques mois parmi les tops équipes en termes d’engagement. Ses membres avaient appris à mieux manager grâce au digital, et les retours de la part du client étaient très positifs. « Certaines de nos actions mises en place sur une équipe se retrouvent déployées à l’échelle du Groupe » raconte Camy.

Un autre axe d’intervention est celui du travailler autrement : « c’est un sujet qui nous est cher chez LBMG, de pouvoir donner un peu plus de liberté aux individus et leur laisser choisir leur lieu de travail ». Puisque 62% des salariés déclarent ne plus avoir besoin d’un bureau pour travailler, la flexibilité s’invite au bureau via de nouvelles organisations telles que le télétravail, le flex-office ou le travail collaboratif. Neo-nomade par exemple, spécialiste dans le domaine du coworking, apporte des solutions aux salariés pour enrichir leur expérience de travail en allant dans les tiers-lieux.

« Quand un collaborateur se retrouve en difficulté, notre but est de l’aider avant que cela devienne grave. » Camy Puech, fondateur et DG de QualiSocial

Enfin, certains cabinets tels que QualiSocial ont développé une expertise dans l’intervention en contexte de crise : « quand un collaborateur se retrouve en difficulté, notre but est de l’aider avant que cela devienne grave. » Les actions sont diverses : limiter l’impact des réorganisations sur la santé et la sécurité des collaborateurs, intervenir dans des cas dits de harcèlement ou encore mettre en place un soutien des collaborateurs.

Pour qui, et comment les intégrer ?

« Il faut être curieux, polyvalent, et démontrer un engagement à changer le monde du travail. Nous sommes là pour bousculer les normes de l’entreprise. » Grégoire Epitalon, consultant chez LBMG

Le métier de consultant nécessite « une âme de sociologue » pour Grégoire. « Il faut être curieux, polyvalent, et démontrer un engagement à changer le monde du travail. Nous sommes là pour bousculer les normes de l’entreprise : quelqu’un qui démontre de bonnes qualités relationnelles, de savoir-être et qui a un esprit d’agitateur. » Pour Camy, il n’y a pas de profil type, et c’est le fit qui est privilégié : « Nous cherchons avant tout des équipiers, plutôt que des personnes qui auraient absolument une vocation à faire ce métier. Qu’importe le bagage, il faut qu'on se projette ensemble. »

Les profils dans ces cabinets sont divers : école d’ingénieurs, école de commerce, études de sociologie, sciences politiques. « Il faut démontrer une vraie capacité à apprendre » selon Grégoire, dans un métier où les profils démontrant quelques années d’expérience sont valorisées.

Si ces cabinets recrutent principalement des consultants, d’autres postes sont à pourvoir, chez QualiSocial par exemple, tels que des business developper, des ingénieurs, des développeurs web, ou encore des marketeurs.

Pourquoi travailler dans ces cabinets ?

  • C’est tout d’abord un métier qui a du sens, qui œuvre à la transformation en profondeur du monde du travail et qui permet de donner du sens à son travail ainsi qu’à ceux des autres.
  • C’est aussi intégrer un cabinet qui applique les conseils qu’il donne, avec des équipes engagées, ou qui offrent la possibilité de télétravailler et qui prônent avant tout la qualité du travail.
  • Enfin, ils offrent la possibilité de travailler dans un secteur innovant, de plus en plus central dans l’entreprise et en pleine croissance.


Suivez Welcome to the Jungle sur Facebook pour recevoir tous nos meilleurs articles dans votre timeline !

Photo by WTTJ dans les beaux bureaux de Chauffeur Privé

Newsletter

Suis-nous !