“Où serez-vous dans 3 ans, 5 ans, 10 ans ?”. Si la réponse à cette question est loin d’être évidente pour la plupart d’entre nous, il est pourtant essentiel d’y réfléchir sérieusement avant de vous présenter à entretien.

Mais comment répondre à une question qui n’a pas vraiment de réponse ? Soyons honnête, face aux profondes mutations que rencontre le marché de l’emploi, personne ne peut aujourd’hui prédire où il sera dans cinq ans, et le recruteur en face de vous en est bien conscient. Il n’attend donc pas de votre part un plan précis et détaillé de ce que vous avez prévu de mettre en œuvre. Rassuré ? 

Sauf que s’il n’existe effectivement pas de réponse miracle, il est important de bien comprendre le sens de cette question ! Pour préparer une réponse adaptée, découvrez les 6 raisons concrètes qui poussent les recruteurs à vous faire imaginer votre futur. 

1. Ils veulent vérifier que vous vous êtes déjà posé cette question

Et donc évaluer votre capacité de projection et d’organisation. Ne pas être capable de répondre, c’est suggérer à votre interlocuteur que votre carrière vous importe peu. Rassure-le en lui montrant que vous avez déjà réfléchi à votre trajectoire professionnelle, que vous êtes capable de vous projeter et de structurer vos ambitions. Toutefois, justifiez de votre flexibilité. Bien sûr, vous êtes également conscient que les choses peuvent changer et vous y êtes préparé. Il ne s’agit pas de lui donner une réponse excessivement claire et définitive.

La réponse à éviter : “Je n’en sais rien ! Cinq ans, c’est bien trop loin pour que je puisse vous répondre”.

2. Ils veulent mesurer votre ambition

Vous avez de l’ambition oui, mais des ambitions réalistes. Montrez qu’il y a une progression entre le poste visé aujourd’hui et celui dans lequel vous vous projetez à cinq ans. N’hésitez pas à parler de management, de responsabilités, de compétences : vous aspirez à vous épanouir professionnellement. Mais soyez réaliste en trouvant l’équilibre entre le trop ambitieux et le trop modeste. Même si d’une manière générale, il sera plus apprécié que vous vous montriez trop d’ambition que l’inverse. Les recruteurs veulent sentir chez le candidat une envie de progresser.

La réponse à éviter : “Pourquoi pas à votre place ! 

3. Ils veulent tester votre envie de vous engager dans l’entreprise à plus ou moins long terme

Les entreprises investissent du temps et de l’argent à recruter et former leurs collaborateurs. Ils ne souhaitent donc pas, logiquement, voir leur investissement prendre le large trop rapidement. Expliquez de quelle manière vos objectifs sont atteignables en restant au sein de leur structure : vous avez envie d’apprendre, et de grandir professionnellement. Et de le faire chez eux. Mieux encore, défendez l’idée que votre projet de carrière peut être une véritable valeur ajoutée pour l’entreprise dans les années à venir. A l’inverse, abstenez-vous de souligner que vos souhaits d’avenir se placent dans une autre structure, un autre secteur, où un métier complètement différent de celui que vous visez. La bonne idée ? Avant de vous présenter à l’entretien, n’hésitez pas à vous renseigner sur les objectifs de la société et les parcours possibles au sein de celle-ci.

La réponse à éviter : “ À la tête de ma propre entreprise

4. Ils veulent voir à quel point le poste visé correspond à vos objectifs à long terme

Et vérifier ainsi que vous correspondez bien au poste. La mission convoitée aujourd’hui doit être un socle pertinent au métier espéré demain. Expliquez comment vous allez atteindre votre objectif à long terme en étant performant dans le poste visé. Les recruteurs veulent comprendre le chemin que vous souhaitez emprunter pour réaliser vos objectifs et si vous savez faire preuve de bon sens pour y parvenir. D’autre part, c’est aussi pour eux le moment de voir si l’entreprise peut vous aider à atteindre vos objectifs ou si vous risquez d’être frustré.

La réponse à éviter : “J’ai l’intention de me reconvertir d’ici quelques années. En apiculteur. »

5. Ils veulent vérifier que vous êtes prêt à faire vos preuves avant de passer à l’étape suivante

Et juger votre persévérance et votre motivation. Des qualités que ne manquera pas de valoriser votre interlocuteur. Mettez en avant votre envie d’apprendre, de progresser et de travailler sur votre développement, sans brûler les étapes. Un recruteur n’a pas envie d’entendre que vous cherchez à gravir les échelons trop vite. Pire encore, que vous souhaitez prendre la place de votre chef. Ne laissez pas entendre que vous pourriez menacer la carrière de quelqu’un, mais expliquez que vous mesurez combien cela peut prendre du temps et beaucoup de travail pour passer au niveau supérieur.

La réponse à éviter : « D’ici cinq ans, j’espère bien gérer cette entreprise »

6. Ils veulent comprendre quelle est votre vision du succès

La réponse que vous apportez à cette question sera très révélatrice de votre vision de la réussite professionnelle. Et par la même occasion de votre personnalité. Une façon détournée de révéler d’autres traits de caractères à votre interlocuteur.

La réponse à éviter : Je me vois bien sur une plage paradisiaque à siroter des cocktails»


Vous l’aurez compris, ne faites surtout pas l’impasse sur cette question lorsque vous préparez un entretien, au même titre que les classiques « parlez-moi de vous », « trois qualités, trois défauts », ou encore la liste des questions à poser au recruteur. Vous devez structurer une réponse cohérente avec la mission proposée, l’entreprise et le secteur d’activité, mais il n’oubliez pas avant tout d’être honnête en répondant à cette question. Il ne s’agit pas tant de décrocher ce job, que de trouver le bon job, celui qui vous conviendra le mieux !


Photo by Jukebox @Studapart

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