Consultant en Transaction Services : est-ce fait pour moi ?

  • October 25, 2017

Les cabinets de Conseil en Transactions sont nombreux à pourvoir des postes dans leurs départements Transaction Services, Restructuring ou Evaluation et Modélisation. Si ces activités cohabitent au sein d’un même cabinet, les différences entre les métiers sont nombreuses. Comment faire son choix ?

Métier clé au sein d’une opération de fusion-acquisition ou de cession d’entreprise, le consultant en Transaction Services est là pour délivrer les clés de lecture qui vont permettre au client (fonds d’investissement, entreprises ou institutions) d’avoir le plus de lisibilité et d’assurance possibles sur les éléments déterminants de la valorisation.

En quoi consiste le métier de consultant Transaction Services ?

Le consultant en Transaction Services épaule son client sur la partie financière de l’opération avec comme objectif : la rédaction d’une due-diligence, rapport assimilable à une revue approfondie des états financiers. Les clients sont des fonds d’investissements ou des entreprises engagées dans un processus d’acquisition ou de cession.

À l’achat (Buy-Side Due Dilligence), le cabinet conseille un acheteur pour qui il s’agit d’identifier les éléments de création de valeur ainsi que les risques de sa cible afin de délivrer des points clés de la valorisation, tels qu’un EBITDA Ajusté ou une Dette Nette Ajustée.

À la vente (Vendor Due Dilligence - VDD), le cabinet conseille le vendeur et construit un rapport dans le but de rassurer les potentiels acheteurs. Il détaille les performances historiques de l’entreprise de la façon la plus transparente possible et défend son business plan. La solidité du rapport est clé dans la détermination de la valeur de l’entreprise, le but étant de maximiser cette dernière.

Le consultant peut aussi intervenir dans d’autres types de missions plus ponctuelles comme dans le cadre d’un « carve-out », dans lequel il s’agit de détourer une activité distincte au sein d’une entreprise afin d’apprécier sa rentabilité si elle devait un jour évoluer seule hors du groupe (en « stand-alone »), dans la perspective d’une cession ou d’une fusion.

Les avantages du métier

Diversité des approches : c’est un métier financier, mais pas que. Il mêle la maîtrise de problématiques financières, stratégiques et opérationnelles d’une entreprise. Le métier est plus technique que celui de la banque d’affaires, et demande plus d’analyse que celui d’auditeur. Il permet de progresser très vite techniquement ainsi que dans la compréhension financière d’une entreprise grâce à l’exposition à différents secteurs.

Exposition au client : contrairement à des métiers cantonnés derrière leurs bureaux ou d’autres multipliant les déplacements, le consultant en Transaction Services rencontre les clients et assiste à des réunions incluant le top-management tout en restant la grande majorité du temps au bureau.

Un plan de carrière tout tracé : les perspectives d’évolution sont claires dès l’année de junior, avec des postes sénior possibles après deux ans d'expérience et un passage à un poste de manager à la clé au bout d’environ cinq ans.

Un travail qui compte : les rapports rendus ne finissent pas dans un classeur aux archives, mais sont présentés à un grand nombre d’investisseurs !

Équilibre travail / vie privée / salaires : le rythme est moins intense qu’en banque d’affaires et les salaires restent compétitifs par rapport aux autres métiers.

Les inconvénients du métier

La récurrence des travaux : si les clients changent, la structure des rendus ainsi que les thèmes abordés demeurent similaires (EBITDA ajusté, Dette nette ajustée…) et on peut regretter, en dehors de missions telles que des« carve-out », la récurrence des travaux. Certains cabinets proposent cependant d’alterner les missions de Transaction Services avec d’autres activités (restructuring par exemple), ce qui permet de diversifier son portefeuille de missions.

Pas de spécialisation : comme dans beaucoup de métiers de conseil, si la diversité des missions permet de progresser techniquement sur de nombreux sujets, on ne se spécialise pas vraiment dans un secteur d’activité particulier.

Un rythme de travail soutenu : si le rythme reste moins élevé qu’en banque d’affaires, il n’en demeure pas moins intense, avec de vraies phases d’activité à l’approche d’un rendu de rapport. Stimulant pour certains, le rythme des missions et des deadlines peut être un inconvénient pour d’autres.

À qui s’adresse ce métier ?

Le métier de consultant en Transaction Services exige d’abord de la rigueur, puisqu’un cabinet ne peut se permettre de présenter un rapport contenant une ou plusieurs erreurs sur ses chiffres. Il faut ensuite une bonne capacité d’analyse financière afin de pouvoir appréhender les problématiques structurantes et spécifiques à chaque entreprise. Une bonne qualité de synthèse est quant à elle appréciée dans la rédaction des slides de rapports, tant en français qu’en anglais. Enfin, il faut apprécier de travailler en équipe pendant plusieurs semaines sur un rendu commun.

Pour un poste junior, les cabinets se montrent sélectifs tant sur la formation que sur les stages effectués. Une première expérience en audit, en banque d’affaires ou en fonds est souvent demandée.

Beaucoup de consultants arrivés après deux ans d’expérience ou plus sont issus de l’audit, et certains ont pu passer par des stages en banque d’affaires ou en fonds d’investissement. Ce sont d’excellentes écoles pour ce métier.

Quels sont les débouchés ?

Après une expérience en Transaction Services, beaucoup d’anciens consultants rebondissent dans les secteurs de la Banque d’Affaires, du Private Equity ou de la Direction financière d’entreprises (DAF, Contrôle de gestion, département M&A).

Qui sont les grands acteurs des Transaction Services ?

On distingue deux types de cabinets de Conseil en Transactions :

Les Big 4 (PwC, Deloitte, KPMG, Ernst&Young) : acteurs historiques du métier, ils disposent tous d’un département TS et représentent la majorité de l’activité. Bien installés chez de nombreux grands comptes, ils offrent une expérience et un nom reconnu au niveau international.

Les cabinets indépendants (Eight Advisory, Accuracy…) : ces nouveaux acteurs sur la scène du Conseil en Transactions gagnent des parts de marché et défendent une démarche d’indépendance vis-à-vis de leurs clients (pas d’activité de certification de comptes). Si leur nom est moins connu de tous, leur réputation n’est aujourd’hui plus à faire et les rémunérations y sont généralement plus élevées.

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Marie Ouvrard

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