Dans le monde du conseil, le consultant est principalement orienté "client externe". Son objectif au quotidien est de tout mettre en oeuvre pour trouver une solution aux besoins et attentes du client. Il s’agit là de la source principale de recettes du cabinet. 

Mais au-delà de cette activité-cœur, il y a un certain nombre d’initiatives qui s’inscrivent dans le cadre interne. Elles ne rapportent bien évidemment pas de recettes, mais elles ont pourtant toute leur place dans l’écosystème. Il est important de répondre à quatre questions clés :

  1. Quoi choisir parmi les nombreuses missions en interne ?
  2. A quel moment / Quand est-il opportun de s’investir dans une mission en interne ?
  3. Comment trouver / accéder à une mission en interne ?
  4. Pourquoi est-ce important (ou pas) ?

1. QUOI choisir parmi les nombreuses missions en interne ?

Ce n’est pas le choix de missions en interne qui manque, donc il faut vraiment choisir ce qu’on aime. Parmi quelques idées :

  • Support aux ressources humaines : il peut s’agir d’analyser / screener des CV et lettres de motivation, participer au recrutement des futurs consultants (entretiens individuels), la dispense d’études de cas, la participation à des panels de discussion, etc. L’avantage est d'être au cœur de la sélection de ses futurs collègues.
  • Participation à des campagnes de communication en interne. Tous les cabinets cherchent à donner de la visibilité en interne sur certains projets, certains individus, des équipes performantes, des activités extra-professionnelles, etc. Ceci passe par de la communication interne. Les consultants peuvent dans ce cadre écrire des articles, tenir un blog, partager des photos sur l’Intranet ou le réseau social d’entreprise, etc.
  • Consulting sur des missions pro bono ou volontariat. Au-delà des missions traditionnelles, les consultants peuvent s’investir en général par le biais de fondations, sur des missions pro-bono, missions de conseil apportées à des associations ou organismes d’intérêt public. Le consultant peut également s’investir dans du tutorat ou mentorat de jeunes par exemple (ex. Passeport avenir). Parfois il peut aussi s’agir de missions occasionnelles / ponctuelles, comme l’évaluation du business plan d’une startup, par exemple. Dans certains cas, il existe même des vacances solidaires, où le consultant se rend dans un pays défavorisé pour apporter des compétences ou enseigner.
  • Redéfinition et design du nouvel environnement de travail. Une fois n’est pas coutume, le cabinet souhaite revoir son environnement de travail et requiert divers chefs de projet, pour la sélection du mobilier, l’organisation physique de l’espace, le choix des nouveaux devices, etc.

2. QUAND est-il opportun de s’investir dans une mission en interne ?

Il n’y a pas de moment parfait pour s’investir dans une mission interne. 

Toutefois, si le consultant est en inter-contrat (période-pont entre deux missions), il est d’autant plus facile de s’investir dans une mission en interne, ce afin de ne pas trop perturber sa progression. Ceci dit, tout est question d’adéquation : entre l’intérêt du consultant, la disponibilité d’une mission en interne, l’accord de son management.

3. COMMENT accéder à une mission en interne ?

Plusieurs personnes peuvent renseigner les consultants sur les missions en interne :

  • Ressources humaines : les RH ont en général une vue sur l’ensemble des missions en interne du cabinet
  • Career counselor / mentor / buddy : selon les terminologies, la personne avec laquelle on peut avoir un entretien de carrière peut renseigner le consultant sur les missions en interne
  • Fondation ou responsable de responsabilité sociale d’entreprise (RSE) : beaucoup de cabinets, notamment les plus gros, ont des fondations ou des gens en charge de la RSE, qui ont une vue sur les missions pro bono possibles
  • Bouche-à-oreille : beaucoup de consultants ont des vues sur des missions en interne et souvent ses collègues ont une vue sur des missions en interne

4. POURQUOI est-ce important (ou pas) ?

Dans certains cabinets, les missions en interne sont encouragées, dans d’autres, elles peuvent parfois nuire au développement rapide du consultant. Il convient donc de composer de manière intelligente. 

Le retour d’expérience montre que ceux qui s’investissent dans des missions en interne, sans délaisser leurs fonctions habituelles, ont plus de chance de s’épanouir et de trouver un équilibre dans leur vie de consultant. Tout ceci doit se faire en bonne intelligence : 

  • Le consultant doit accepter de sauter son tour si une mission-clé lui est proposée, car accepter la mission en interne au détriment d’une mission externe auprès d’un client peut lui coûter une promotion et / ou une réputation. 
  • En revanche, il doit clairement exprimer son besoin / sa volonté de faire une mission en interne s’il le souhaite, au risque de le regretter. 


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Photo by WTTJ @Weave

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