« Le succès, c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme », disait Winston Churchill

La culture anglo-saxonne célèbre l’échec car il forge le caractère et l’expérience, et prépare à de futures réussites. Une période d’essai non renouvelée, c’est donc l’occasion de démontrer à un recruteur... toutes vos qualités ! La remise en question, la persévérance ou encore l’abnégation. Pour cela, il faut prendre le temps de digérer cet événement et planifier rapidement la suite. Mais comment ?

1. Tirer des enseignements concrets de cet arrêt

Si un employeur rompt votre période d’essai, posez-vous une seule question : qu’est-ce que j’ai appris ?  Ces apprentissages peuvent être de 2 types :

Personnel. Peu importe la durée de votre présence dans l’entreprise, quelle  éventuelle erreur aurait été commise par vous ou par l’employeur ? Avez-vous essayé de mettre en place de nouveaux outils ou process ? Quels ont été les feedbacks évoqués lors de votre dernier entretien avec le Manager / CEO, que pouvez-vous en retirer, sur quelles faiblesses travailler pour vous améliorer et en faire de réels atouts ? Puisque nous avons toujours du mal à nous juger nous-même, Il n'y a rien de plus enrichissant que d'écouter et de s'imprégner du retour des autres. De nombreux éléments jugés négativement dans l’immédiat doivent être envisagés sous un angle plus positif. Certains marketeurs juniors peuvent décider que seule une partie minoritaire et maîtrisée de leurs investissements s’accompagnera désormais d’un risque élevé.

Professionnel. Outre les éventuelles erreurs en terme d'attitude, de compétence, cette rupture de contrat peut aussi être une révélation pour vous en terme d'orientation. Le métier, le secteur d'activité, la taille de l'entreprise, le style de management, la ville... votre environnement de travail vous correspondait-il vraiment ? Nous ne sommes jamais aussi efficaces que lorsque nous sommes passionnés par notre travail, alors peut-être n'étiez-vous pas fait pour ce poste ? Une prise de conscience constructive et utile pour la suite et vos prochains choix professionnels !

« C'est bien de célébrer le succès, mais il est plus important de penser à tirer les leçons de ses échecs » - Bill Gates, fondateur de Microsoft

2. Mettre en oeuvre un plan d’action pour la suite

Il est essentiel de capitaliser sur cette rupture de période d’essai. Lancer un projet, se former, changer de secteur, laisser libre court à sa passion... l’échec nourrit une force créative rare. Il faut en profiter pour planifier une stratégie professionnelle afin d’avancer par étapes et installer une dynamique positive.

Vos futurs entretiens d'embauche seront ensuite l'occasion de transmettre cette énergie,   et les actions entreprises. De montrer votre dynamisme, votre manière de rebondir ! Assumer des aléas de parcours et donner du sens aux choix de formations ou de professions peut faire la différence. Les recruteurs entendent trop souvent les mêmes discours, ils seront attentifs à un candidat qui sort du cadre habituel de la récitation chronologique de CV.

3. Préparer une histoire à raconter (storytelling)

L’entretien avec un employeur est l’occasion de présenter brièvement la raison factuelle de la rupture de la période d’essai, afin d’enchaîner avec les enseignements que vous en avez tirés. Pour ne pas se faire piéger, le candidat doit préparer en amont l’histoire qu’il souhaite raconter. Son histoire personnelle, celle de son parcours, de ses aspirations et déceptions.

Tout doit être prétexte à donner de la cohérence, mettre en avant des compétences, des traits de personnalité qui seront utile à l’entreprise et son écosystème. On peut avoir échoué à développer un chatbot et, depuis, s’être formé et bien documenté. Ce qui pourrait, en temps normal, être présenté comme une simple formation parallèle ou un MOOC suivi de façon banale le week-end prend ainsi tout son sens. La personne a expérimenté, affronté ses propres limites et les a comblées.

« J’ai échoué 3 fois à l’université. J’ai postulé 30 fois pour avoir un boulot mais j’ai toujours été rejeté. Quand KFC est venu en Chine pour la première fois, nous étions 24 à postuler et j’étais le seul à être rejeté. Je voulais rentrer dans la police et sur 5 postulants, j’étais le seul à ne pas être accepté. J’ai postulé 10 fois pour rentrer à l’université d’Harvard aux USA et j’ai été rejeté. » - Jack Ma, fondateur d'Alibaba et 22e fortune mondiale selon F orbes

4. Transmettre son envie de réussir

La déception de la fin d’une période d’essai se révèle rarement agréable. Le souvenir de ces moments doit aider à faire le plein d’enthousiasme et de motivation pour ne plus le revivre. Car rien n’est plus convaincant chez un candidat que l’énergie, le dynamisme, la volonté de rejoindre une entreprise et faire partie d’un projet. Les mots doivent l’exprimer et l’attitude l’illustrer. C’est en repensant à l’échec que vous ne souhaitez plus vivre que vous marquerez l’esprit du recruteur par votre motivation !


La rupture de votre période d’essai était le premier jour du début de votre nouvelle carrière professionnelle . Voici l’opportunité de vous différencier des autres candidats. Démontrez que vous avez vécu un événement unique qui vous a transformé et vous aidera à transformer l’entreprise qui vous reçoit !


Suivez Welcome to the Jungle sur Facebook pour recevoir tous nos meilleurs articles dans votre timeline !

Photo by WTTJ @Tenzing Conseil

Les derniers articles

À lire ensuite

Newsletter

Suis-nous !