Vous avez affronté le screening des CV, les tests en ligne, les entretiens téléphoniques et le jour que vous attendiez (et redoutiez) tant est arrivé. La tension monte. Il ne s’agit pas d’un saut en parachute ou d’une opération à cœur ouvert, et pourtant. Il n’est pas rare, malgré des heures de préparation sur des questions en finance, de sécher sur une en particulier qui va vous déstabiliser. Reprenez vos esprits, même lorsqu’on ne sait pas quoi répondre, il est possible de s’en sortir avec intelligence.

Ne paniquez pas

Au cours d'un entretien, le recruteur va dans de très nombreux cas tester votre capacité et votre façon de répondre plus que la réponse en elle-même. Si elle ne vous vient pas du premier coup, entraînez votre cerveau à ne pas interpréter la chose comme une situation d’échec. Voyez-le plutôt comme une ouverture vers un problème dont la solution n’est pas binaire. Commencez par contrôler votre respiration et vous calmer afin d’éviter le trou noir. Invitez votre interlocuteur à préciser les termes de la question s’ils sont vagues afin de montrer que vous considérerez les différents aspects possibles de la réponse. Avant de vous affoler, demandez-vous si vous avez bien compris le sens de la question posée. Invitez votre interlocuteur à préciser un terme s’il n’est pas clair. Si une question porte sur une quantité, un ciblage géographique, l’objectif n’est bien sûr pas de pinailler sur des détails mais de s’assurer que vous ne faites pas fausse route.

Montrez votre capacité à réfléchir

Parfois, il est plus intéressant pour un recruteur de constater le chemin que vous empruntez plutôt que la destination d’arrivée. Il est accepté de réfléchir à haute voix en expliquant les étapes de votre réflexion. Le recruteur verra non seulement comment vous vous défendez en terrain inconnu, mais également comment vous vous débrouillez avec une question qui peut comporter plusieurs paramètres. L’important est de ne pas abandonner, de rester combattif et inventif. Si vous faites face à un calcul mental compliqué, n’hésitez pas à l’atomiser en plusieurs étapes afin de réduire votre marge d’erreur.

N’hésitez pas à émettre des hypothèses (qui seront validées ou corrigées si votre interlocuteur est collaboratif) afin d’avancer pas à pas. C’est le principe du « Guesstimate », qui n’appelle pas une réponse unique mais cherche à tester votre capacité à répondre à une question à laquelle a priori vous n’êtes pas censé savoir grand-chose.

Autant d’indices qui montrent que vous êtes capables de raisonner dans une situation inattendue, que votre cheminement de pensée est sain et pertinent et que vous savez prendre des initiatives hors de votre strict domaine de compétences. C’est là un signe qu’on peut éventuellement vous faire confiance si vous êtes recruté (car c’est bien l’enjeu, après tout).

Travaillez votre répartie

Faites un tour du côté des « Brainteasers » classiques, souvent utilisés lors des entretiens pour tester les candidats. En réviser et en connaître quelques-uns par cœur pourra constituer une roue de secours appréciable. Une fois que vous en aurez intégré le fonctionnement, vous vous apercevrez que de nombreux brainteasers sont des déclinaisons de ce que vous aurez bachoté. Un exemple de Brain Teaser classique : Combien pondent 6 poules en 6 jour si 1.5 poules pondent 1.5 œufs tous les 1.5 jours ?

Evitez les « je ne sais pas » C’est parfois une marque d’humilité et d’honnêteté intellectuelle qui peut vous rendre sympathique mais cette réaction peut traduire un manque de combativité et une fuite devant les obstacles. Vous avez le droit de sécher devant une question technique, mais il convient de tenter d’élaborer un raisonnement dans tous les cas. S’il vous manque une définition précise, n’inventez pas, c’est un très mauvais signal.

Si vous sentez que vous êtes mis à l’épreuve de façon insistante, c’est peut-être une façon de vérifier si vous savez admettre vos limites… Dans ce cas précis, il est acceptable de ne pas savoir, sans pour autant afficher une mine déconfite et angoissée. Il y a certaines questions techniques éliminatoires où le candidat n’est pas censé sécher. Mais il y a d’autres questions qui font appel à la capacité du candidat à réfléchir hors de sa zone de confort ; le tout est de distinguer les cas.

Recontactez les recruteurs avec un email de suivi

C’est peut-être votre dernière chance de faire bonne impression ou de faire oublier un point qui n’aurait pas été à votre avantage pendant l’entretien. C’est l’occasion de remercier les personnes qui vous ont reçues pour leur temps et réitérer votre intérêt pour le poste. 

Dernier conseil : vous passez sans doute de nombreux entretiens, et les recruteurs ont eux aussi de longues journées. Essayez au moins de sortir du lot en créant un moment agréable où vous donnez le meilleur de vous-même ! Soyez positif, détendu, et surtout battez-vous. 

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AlumnEye est le leader français de la préparation aux candidatures et entretiens en Finance, Conseil en Stratégie et Masters Spécialisés.

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