Comment gérer ces moments informels où l'on baisse la garde en entretien ?

  • Marlène Marlène
  • Publié il y a 5 mois
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Comment gérer ces moments informels où l'on baisse la garde en entretien ?

  • Marlène Marlène
  • Publié il y a 5 mois

Un entretien commence à l'instant où vous mettez un pied dans un rayon de 50 mètres autour de l'entreprise. Et se termine lorsque vous en sortez. Entre les deux, vigilance constante ! Jeanne, chasseuse de têtes pour un groupe de conseil nous donne le ton : « L'informel n'existe pas en entretien, il ne faut jamais baisser la garde. » Tous les instants "décontractés" qui ponctuent un rendez-vous donnent des indices importants sur votre personnalité. Alors, comment les repérer... et comment les gérer ?

« L'informel n'existe pas en entretien, il ne faut jamais baisser la garde. » Jeanne, chasseuse de tête

Ces petits moments informels qui vous trahissent

Les moments informels demandent un juste équilibre entre une attitude professionnelle et un comportement avenant. Et ils ne sont pas le fruit du hasard : « Le travail d'un recruteur est justement de savoir créer ces moments pour mieux vous tester », ajoute Jeanne. Ils permettent de dépasser le discours travaillé et construit que vous avez préparé pour l'entretien. C'est le moment de marquer des points (ou de ne pas en perdre).

Les premières minutes

Lorsque votre recruteur vous rencontre pour la première fois, il est indispensable de faire une bonne première impression. Une étude de l'Université de Princetown a démontré qu'un dixième de seconde nous suffit à juger une personne... et qu'il est très difficile de changer d'avis. Cette étude a également constaté que la "fiabilité" est le deuxième critère observé par nos cerveaux.

Autour d'un café

Il arrive qu'un entretien se poursuive autour d'un café. Évitez alors de trop vous détendre ou de vous contredire : « Je recrutais sur un poste pour lequel il était indispensable d'être motorisé afin d'assurer de nombreux déplacements quotidiens. J'ai reçu une candidate avec le profil idéal et très motivée ! Au deuxième entretien, je lui ai proposé un café, nous avons discuté une bonne dizaine de minute avant qu'elle me raconte ses difficultés à venir au rendez-vous le matin même car son RER était en panne... J'ai fini par comprendre qu'elle n'avait pas encore son permis », explique Jeanne.

L'estocade finale

L'entretien est terminé et votre recruteur vous raccompagne vers la sortie ? Ce n'est pas pour autant le moment de vous relâcher. Trop nombreux sont les candidats à se prendre les pieds dans le tapis dans les derniers mètres. C'est l'instant qui génère le plus de gaffes et de moments gênants. « Alors qu'il récupérait son badge à l'accueil, un candidat me demande le nombre de salariés travaillant dans le bâtiment. Je lui ai répondu que nous étions 6 000. Il a eu un regard étonné et s'est exclamé "Oh, mais vous êtes grosse !" J'ai rigolé, mais lui ne savait plus où se mettre » ajoute Jeanne.

L'épreuve de l'ascenseur

L'ascenseur, l’épicentre de la gêne en entreprise. D'autant plus si d'autres personnes sont présentes et silencieuses. Si votre interlocuteur ne parle pas, faites preuve de discrétion pour éviter les impairs. Qui sait si les personnes qui vous entourent sont au courant, ou non, que le poste que vous convoitez est ouvert ?

Bonus : dans un périmètre de 50 mètres autour de l'entreprise

L'entretien est terminé, vous sortez de l'entreprise et commencez à vous détendre. Et pourtant, prenez garde à ne pas débriefer votre meilleur ami au téléphone en racontant haut et fort à quel point les chaussettes de votre recruteur étaient hideuses... L'un de ses collaborateurs est peut-être dans le coin. Soyez parano, on ne sait jamais.

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Aborder des sujets de fonds

N'essayez pas de frimer avec vos connaissances en géopolitique, ces moments informels sont faits pour le "small talk". Profitez-en plutôt pour évoquer des sujets légers, si possible liés à l'entreprise : l'architecture du bâtiment, le nombre de collaborateurs, le cadre de travail, etc.

Être négatif

Vous avez eu des difficultés à trouver le parking, votre métro était en panne ou votre chat a mis des poils sur votre costume avant de partir ? Intéressant, mais gardez-le pour vous. N'abordez que des sujets positifs.

Parler uniquement de vous

Certes, c'est le sujet que vous maîtrisez le mieux. Mais à moins que votre interlocuteur vous pose spécifiquement une question, évitez de centrer la discussion sur vous et rien que vous. Encore une fois, profitez de ces moments pour montrer votre intérêt pour l'entreprise : la curiosité est un bon facteur de différenciation.

Avoir un non-verbal déplaisant

Souvenez-vous que 93% des messages que vous dégagez ne sortent pas de votre bouche, mais de votre gestuelle et de votre attitude. Alors contenez vos tics, évitez la poignée de main tremblante ou le regard fuyant. Avec le stress, tous ces signes peuvent rapidement polluer vos échanges.

Vouloir paraître trop confiant

Vous souhaitez montrer votre assurance pour vous différencier de tous ces candidats stressés... Gare à ne pas sur-jouer. Si le recruteur vous interroge sur vos autres pistes, n'en faites pas trop. Pour la majorité des postes, on vous pardonnera davantage un peu trop de politesse et de pudeur qu'un excès de confiance non-naturel.

Que disent ces moments de vous ?

Si les questions que peut vous poser un recruteur semblent inoffensives, elles disent pourtant beaucoup de vous. Une personne avisée déduira vos motivations profondes aux questions que vous lui posez. Vous l'interrogez sur la taille de votre futur bureau ? Vous avez vraisemblablement besoin de reconnaissance ou d'intimité. Vous cherchez à connaître le nombre exact de RTT ? Votre vie privée est importante pour vous. S'il n'y a pas de jugement infaillible, vous donnez malgré tout des clés sur votre personnalité, vos besoins et vos envies.

Tous ces moments "informels" sont l'occasion de dévoiler une autre facette de votre personnalité. Sachez vous montrer curieux et faire sentir au recruteur que vous vous projetez déjà dans le poste. Pour paraître détendu sans vous laisser aller, imaginez que vous échangez avec un vieux professeur, un ami de vos parents ou tout autre personne avec qui vous vous sentez dans un subtil mélange de respect, de sympathie et de confort. Bref, montrez que vous serez non seulement un bon professionnel, mais aussi un collègue avec qui il est agréable de travailler.


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