Interview | La tribu melty avec Alexandre Walsch

  • April 20, 2016

WAOPA, challenges, kilo poneys, Tam-Tam : bienvenue dans l’univers melty, premier groupe de médias dédié aux jeunes et à la youth culture. Son co-fondateur et directeur général Alexandre Malsch décrypte pour nous les codes de la meltyFamily.

« On entretient un esprit WAOPA »

Chez melty, on ne parle pas de culture, terme trop artificiel et connoté « cultivé ». Alexandre Malsch lui préfère le mot « esprit ». Du lapin Tam-Tam, la mascotte en peluche qui aurait créé melty, au symbole Y pour « young » accroché au mur, l’univers melty est pour le moins particulier. Pour expliquer l’esprit de l’entreprise, Alexandre Malsch s’appuie sur la philosophie de melty et son credo, le « WAOPA » : We are of Peace Always. Il s’agit de rester « positif, humble et modeste » et de se focaliser sur le but de la société : « partager l’esprit positif de la jeunesse ». Et des jeunes, il y en a chez melty. La moyenne d’âge des salariés est d’un peu plus de 27 ans. « Travailler sur des sujets pour les jeunes passionne les jeunes ».

«Nous recrutons peu sur les diplômes, davantage sur l’expérience du candidat »

D’où viennent les membres de la meltyFamily ? Le groupe s’intéresse à tous types de profils : développeurs, journalistes, ingénieurs, commerciaux, même si la moitié des employés travaillent au service Rédaction. melty recrute davantage de profils littéraires alors ? Pas forcément. Ce qui importe, ce n’est pas tant la formation et le CV, que l’état d’esprit du candidat. « On cherche vraiment des personnes positives qui croient dans le projet et ont envie de nous aider à le développer, des personnes qui sont capables d’apprendre à apprendre ».

« 98% de nos salariés sont directement embauchés en CDI »

En 2015, le groupe a beaucoup recruté et continue en 2016 ! Avec 400 candidatures reçues par mois, melty a l’embarras du choix. « 99% du temps, on recrute parmi les dossiers que l’on reçoit ». Le 1% restant, c’est la perle rare. Pour débusquer ces profils atypiques, melty s’appuie sur son réseau et les approche directement.

Côté contrats, melty mise sur la stabilité et propose directement des postes en CDI. Si les CDD sont rares, le stage lui, est un bon moyen de mettre un pied dans l’entreprise. En 2014, sur 55 embauches, les trois quarts étaient des anciens stagiaires ayant signé en CDI. « Ce sont des chiffres impressionnants aujourd’hui », insiste Alexandre Malsch. C’est aussi une façon pour melty d’assurer ses arrières puisque le salarié est déjà formé pour le poste.

Bureaux melty France ©melty

« Les salariés sont évalués en kilo poneys indicator, les KPI ☺ »

Une fois embauchés, chaque trimestre, les employés de melty sont évalués en fonction de challenges qu’ils ont eux-mêmes définis. « Si le salarié arrive à relever tous ses challenges, c’est qu’ils n’en étaient pas vraiment. Je suis plutôt satisfait quand je vois que les challenges ne sont pas atteints », explique malicieusement Alexandre Malsch. Les cinq évaluateurs des challenges sont également choisis par les salariés. « Le but est de rester cohérent avec la mission. Si un salarié s’est fixé comme challenge d’augmenter le nombre de partages de ses articles, il est de bon ton de proposer à un membre de meltySocial de l’évaluer ».

L’évaluateur à son tour évalue le salarié en « kilo poneys indicator ». Un nombre de « KPI » élevé est la marque d’un travail réussi. Pour récompenser l’employé, melty lui offre des bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) ou une augmentation salariale.

« Nous ne cherchons pas à recruter par l’argent. »

Les salaires justement. La rumeur court qu’ils sont inférieurs de 25% à ceux du marché. « C’est faux », répond tout de go Alexandre Malsch, s’appuyant sur son propre exemple. « A poste égal, je dois être l’un des dirigeants les moins bien payés de France. Mais si on considère mon salaire par rapport à un employé trentenaire du secteur des médias, alors il est incroyablement supérieur ! », s’exclame le directeur. Il est vrai que dans le secteur des médias, le salaire est parfois tabou. « Pour que la relation avec le salarié fonctionne, il faut qu’il comprenne que oui, il va être payé, qu’il aura un CDI, mais qu’il va surtout bénéficier des savoir-faire melty. »

« Notre communication est très transparente »

Aujourd’hui, le groupe recense 110 salariés. Pour garder l’esprit startup dans un milieu très compétitif, les managers rappellent sans cesse à leurs équipes qu’elles sont challengées et qu’elles doivent rester agiles. Interrogé sur l’information interne, Alexandre Malsch liste les trois temps forts de l’année : « En janvier, où les équipes font le bilan de l’année précédente et présentent leur vision pour l’année suivante, en mai où un séminaire fait le point à mi-parcours, et en septembre lorsque nous ré-orientons les objectifs de l’entreprise. » La transparence est rendue possible via l’envoi de deux newsletters, dont une corporate sur l’actualité du groupe, et une autre aux « contenus plus drôles, remplie d’anecdotes sur les équipes ». Par ailleurs, tous les lundis matins, la meltyFamily se réunit autour d’un petit-déjeuner au cours duquel les équipes présentent leurs avancées, les employés posent des questions au Top Management et les nouveaux salariés sont présentés. Rituel propre à melty, chaque nouveau doit composer et réciter un poème au lapin Tam-Tam, mascotte de l’entreprise. « C’est assez fun » commente Alexandre Malsch.

« melty est un tremplin vers d’autres entreprises »

Alors, heureux les employés de melty ? « J’en suis convaincu » affirme immédiatement Alexandre Malsch. Pour autant, les salariés de melty ne restent en moyenne que trois ans dans l’entreprise. « C’est le propre de cette génération. Le jour où melty ne leur apporte plus rien, les employés s’en vont», constate le directeur général. Ils s’orientent majoritairement vers des grands groupes médias, ou de publicité. « Certains reviennent parfois, après avoir acquis d’autres expériences ». D’autres expériences certes, mais surtout une nouvelle opportunité de rendre hommage au lapin Tam-Tam.

Jérémy

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