« Rien ne développe l'intelligence comme les voyages » - Emile Zola

Face à la globalisation du marché du travail et la raréfaction des offres d’emplois, il faut aller là où se trouvent les opportunités. Et ces opportunités sont aujourd’hui de plus en plus souvent à l’étranger. L’ouverture internationale des écoles et universités a également fortement encouragé les missions hors de nos frontières. La preuve, 79% des étudiants ont déjà réalisé un séjour à l’étranger dans le cadre de leur scolarité. 

Partir à l’étranger, c’est pour la majorité d’entre eux l’occasion de vivre autrement, d’apprendre aussi bien professionnellement que personnellement. Retour d’expérience avec Nils, aujourd’hui responsable des opérations chez Helpling, première plateforme européenne de mise en relation d'aides ménagers avec des particuliers, après avoir travaillé en Asie et en Europe !

Bio Express

  • 2010 - 2015 : KEDGE Business School
  • Août 2012 – Février 2013 : Coordinateur des Opérations @WebNam (Vietnam) 
  • Janvier 2015 – Avril 2015 : Chef de Projet Marketing @Nyaman Group (Bali)
  • Avril 2015 – Octobre 2015 : Responsable Marketing @Foodpanda (Philippines)
  • Janvier 2016 – Avril 2016 : Lean marketer @Kameleoon (Paris)
  • Avril 2016 – Mars 2017 : Responsable Marketing et Partenariats @Hassle (Londres) 
  • Depuis Mars 2017 : Responsable des Opérations @Helpling (Paris)

Partir pour travailler autrement

- Vietnam - Bali - Philippines -

Nils, c’est le parcours classique d’un étudiant en école de commerce. Pourtant, un jour, arrive le moment fatidique du premier stage. Le jeune homme discret n’a pas d’idée précise sur la question mais ressent le besoin de tenter cette expérience ailleurs qu’en France. « Pour mon tout premier stage, je voulais partir loin. Peu importait la destination ou le poste, je voulais surtout créer une rupture avec mon quotidien franco-français. »

Pari réussi puisque Nils décroche un stage de 6 mois au Vietnam. Son conseil : s’appuyer sur le réseau de son école, écumer les profils LinkedIn, postuler de manière spontanée pour éviter la concurrence, oser tout simplement. « À l’étranger, les choses vont très vite. Un entretien skype peut suffire à te faire engager. Ça change des process français ! ». Cette agilité, c’est précisément ce que recherchent tous les candidats à l’expatriation. Et en Asie, Nils a été servi. Sa chance, avoir débuté sa carrière à l’étranger et en start-up au sein du réseau Rocket Internet. « Dès mon premier stage, j’ai eu accès à des responsabilités que je n’aurais jamais eues en France. C’est une expérience qui propulse très vite, très haut. C’est un apprentissage incroyable. » Tellement incroyable qu’après le Vietnam, il part en césure à Bali puis aux Philippines chez Food Panda.

« Aux Philippines, j’avais une équipe de 4 personnes à manager. Ici pas besoin d’attendre d’avoir un certain âge comme en France. Si tu prouves que tu peux le faire, on te fait confiance et on te donne les moyens de réaliser tes projets. » Des responsabilités, une liberté d’action plus importante et surtout de sacrées différences culturelles. « Ce que j’ai le plus appris en Asie, c’est ma capacité à m’adapter. Au Vietnam par exemple, tout le monde dit toujours « oui » à tout. C’est culturel. Dire « non », c’est perdre la face, c’est impoli. Les premières fois ça surprend mais tu dois vite trouver une solution. Dans ce cas, ne pas simplement attendre le « oui » mais toujours leur demander de reformuler pour vérifier qu’ils aient bien compris. »

Partir pour vivre autrement

Adaptation, moments insolites & aventures

Partir pour vivre de nouvelles expériences professionnelles oui mais pas seulement. Car travailler à l’étranger, c’est d’abord vivre autrement. « Le plus dur à l’étranger, c’est l’adaptation. Les premières semaines sont vraiment difficiles. Ça donne le vertige. Mais travailler dans des pays en développement offre une expérience inédite car tout est à faire, tout est à construire. J’ai appris que le chaos a finalement un côté rassurant. »

Habiter à l’étranger, c’est sortir de sa zone de confort. C’est vivre des situations insolites comme serrer la main du vice-président des Philippines ou traverser la ville en tuk-tuk malgré les inondations avec une pile de flyers sous le bras et un poncho sur son costume pour assurer un évènement. C’est travailler plus aussi, environ 60 heures par semaine pour Nils. « Je travaillais beaucoup mais le week-end, c’était surf entre amis et ça, ça n’a pas de prix. »

Vivre ailleurs, c’est aussi s’approprier de nouvelles coutumes. La cuisine asiatique d’abord avec un vrai coup de coeur pour la cuisine vietnamienne. La moto ensuite. « En arrivant je n’avais pas le permis mais j’ai appris grâce à des tutos youtube et aujourd’hui je roule en scooter dans Paris. » La culture du karaoké enfin, rite de passage obligatoire entre collègues.

C’est également partager une aventure à la fois personnelle et collective. « Mon expérience est avant tout humaine. Je me souviens d’une fois où un collègue vietnamien m’a invité dans sa famille. C’était un moment fantastique. Voir un pays à travers les yeux des locaux n’a rien à voir avec le fait de découvrir ce même pays en tant que touriste. »

Partir pour mieux revenir

Apprentissages & construction d'un projet professionnel

Une expérience à l’étranger, c’est enfin un formidable booster de CV. Dans le cas de Nils, le fait d’avoir multiplier les missions dans différents pays a clairement fait la différence. « Tu ne fais pas du marketing de la même manière en France, en Asie ou ailleurs. C’est une vraie valeur ajoutée d’avoir expérimenté différentes façons de faire. » Grâce au réseau interne de Rocket Internet, Nils se voit d’ailleurs très vite proposer une nouvelle mission à Londres. « Ce job, je l’ai décroché grâce aux bons retours de mon boss aux Philippines. A l’étranger, il est plus facile de se faire remarquer et d’évoluer. » La preuve avec une nouvelle opportunité que Nils vient d’accepter chez Helpling à Paris. « L’étranger, c’est un accélérateur de carrière. Je suis parti car j’étais persuadé que je ne trouverais rien en France et aujourd’hui je manage 7 personnes. Au-delà de ça, j’y ai vécu les meilleures années de ma vie, constamment challengé et constamment surpris. »

Sur le principe du « learning by doing », partir travailler à l’étranger, c’est l’opportunité de révéler ses qualités, de tester ses compétences, de mettre à l’épreuve son projet professionnel et sa motivation. C’est également un moyen d’apprendre à mieux se connaitre soi-même. « Quand j’étais en école, mon ambition c’était d’être consultant dans une grosse boite. Aujourd’hui je résonne plus en terme d’expériences que de carrière. Ma satisfaction c’est d’apprendre en permanence. Pour moi, quand tu n’as plus de challenge, il est temps de bouger. C’est à notre âge qu’il faut le faire. » Un conseil, n’attendez plus, partez !


Les 5 bonnes raisons de partir :

  • Découvrir un nouveau pays, une autre culture et de nouvelles manières de travailler
  • Perfectionner une ou plusieurs langues étrangères
  • Gagner en savoir-faire et en savoir-être
  • Enrichir son CV et développer son réseau international
  • Voyager, Apprendre, Rencontrer


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