Qu'est-ce qu'un SEO Manager ? Que fait-il de ses journées ? Pourquoi est-il devenu indispensable ? Toutes ces questions ont trouvé une réponse auprès de Dimitri Brunel, ex-expert SEO pendant 10 ans en Agence/Pure Player et maintenant Search Data Strategist chez Botify.

Le SEO, Dimitri Brunel le connaît bien : il est tombé dedans à son arrivée à Paris, après un Master d'Ingénierie des Médias, terminé il y a plus de dix ans. Celui qui s'était destiné à être chef de projet fonctionnel, découvre, à son arrivée dans la capitale d'autres horizons amenés par le web... et quelques agences qui font du référencement naturel leur expertise ! De petites structures, à la gestion de grands comptes, en passant par la case freelance, Dimitri forme aujourd’hui des entreprises à un outil : Botify, éditeur de logiciel SaaS pour le SEO. Et leur permet ainsi de débloquer ce frein qu’elles ont souvent vis-à-vis de l’optimisation SEO.

Dimitri Brunel - Search Data Strategist - Botify Paris


Un objectif principal : augmenter le trafic organique

À quoi sert donc un SEO Manager ? Certainement pas à surfer sans but ! « Son objectif principal est de comprendre le fonctionnement d'un moteur de recherche dans la finalité d'augmenter le trafic "organique" d'une marque sur le web, et d'atteindre un objectif de croissance établi au préalable avec elle. » déroule Dimitri. S'il était un outil, le SEO Manager, serait donc le levier actionné sur le web pour être le plus visible possible grâce à des tactiques d'optimisation. « Si la structure pour laquelle on travaille a beaucoup de projets, c'est super, ça laisse beaucoup de libertés, beaucoup de propositions à faire en face de chaque projet marketing. Mais même si c'est une boîte qui cherche sa stratégie, ça plaît à l'équipe des SEO Managers car c'est à nous d'être imaginatif, de proposer des optimisations web, techniques, sémantiques, de transformer tel ou tel projet en nouvelle action SEO. »

Un exemple ? « Ce que contrôle le plus souvent le SEO Manager, c'est de vérifier comment fonctionne la navigation sur un site de e-commerce. Est-ce que les bons filtres, les bonnes pages sont elles positionnées en face de la bonne requête ? N'y a t-il pas trop de pages dans l'inventaire ? Google est-il en capacité de tout explorer ou passe-t-il des pages à la trappe ? Le client parvient-il facilement à l'article exact qu'il convoite ? » Autrement dit, « Derrière chaque requête web pour laquelle Google a mis des résultats de recherche en proximité de pages, il y a des SEO Managers qui taillent, réduisent, élaguent les sites, comme on élague un arbre au printemps pour qu'il pousse et produise de bon fruits, autrement dit des pages pertinentes.» illustre Dimitri.

S'il était un outil, le SEO Manager, serait le levier actionné sur le web pour être le plus visible possible grâce à des tactiques d'optimisation. 

Les multi-casquettes du quotidien

Alors concrètement, que fait le SEO Manager de ses journées ? « Il n’y a pas de planning type, parce qu’un SEO Manager doit être capable de faire beaucoup de choses en même temps sur sa journée. » Mais ses journées débutent toutes par un suivi méticuleux des tactiques mises au point pour assurer le référencement et les requêtes web : est-ce qu'il y a des requêtes ou des groupes thématiques de requête en décroissance, un volume anormalement élevé de nouvelles pages (URL) alors qu'il n'y a pas de nouveaux produits physiquement parlant, bref des impasses au menu du jour ? Est-ce que les “bots” des moteurs de recherche “explorent” assez de pages pertinentes ? Ou trop de pages à la fois, ce qui se traduirait par un anomalie chez Google ? « Le SEO Manager garde un œil dès son arrivée dessus et y revient plusieurs fois par jour, tous les jours, en temps réel. Le suivi, c'est la base du métier. »

Ses journées débutent toutes par un suivi méticuleux des tactiques mises au point pour assurer le référencement et les requêtes web

Une belle part du temps est également dédiée au contact avec les équipes, les développeurs notamment, chargés de traduire techniquement ce que veut le SEO manager. Vont être au cœur des échanges : les stratégies de contenus, d'organisation de la navigation du site, de structure de l'information, et donc de recommandations sémantiques auprès des collègues "in house" (équipes édito, country manager, product owner, etc) ou en agence (équipe inbound marketing, rédacteurs web...)

Enfin, en début ou en fin de semaine, il y a également la part « reporting », qui consiste à faire le point avec son responsable d'acquisition, pour savoir tout simplement si on est dans les clous que ce soit au niveau de la santé technique du site, les objectifs de trafic ou de conversion.

Dimitri Brunel - Search Data Strategist - Avec les équipes de Botify Paris
Dimitri Brunel - Search Data Strategist - Avec les équipes de Botify Paris


Le profil idéal du SEO Manager

La curiosité avant toute chose

C'est la base même du métier : « Si on manque de curiosité, on loupe forcément le coche sur un tas de chose : le tweet d'un expert reconnu, une actu sur un mise à jour Google, ou une MAJ discrète dans les guidelines Google, bref, sur de nombreux détails qui peuvent créer la différence dans l'optimisation. » précise celui qui gardait aussi en permanence un œil sur les tactiques mises en place, notamment chez ses concurrents web.

Être à l'aise avec les chiffres

« Bien sûr, cela devient de plus en plus facile, quand manipuler des données sur des milliers de pages est votre quotidien. On devient plus à l’aise, capable de faire de la réduction de données, de synthétiser de manière factuelle et digeste les informations pour faire passer notre message. »

Disposer d'un bon esprit de synthèse

Afin de dégrossir la montagne de données et de résultats, présenter des avancés positives au responsable d'acquisition, au CMO, voir même auprès du CEO... Sans les perdre au milieu de votre discours, aller à l'essentiel est simplement indispensable !

Le petit secret en plus

Pour être un bon SEO Manager, surtout, il faut savoir être pédagogue : « C'est très important dans notre métier, et on ne le dira jamais assez. Une grande partie des notions que nous employons sont techniques et donc complexes pour la plupart des gens » explique Dimitri. Or, le SEO Manager travaille auprès d'autres pôles de compétence (des rédacteurs, des product owners, par exemple) qui ne sont pas forcément tous familiers avec le web du point de vue de l’Acquisition de trafic. Aucun souci avec cela car : « Le tout, c'est de pouvoir expliquer des concepts complexes par des images simples pour avancer tous ensemble. »

Pour être un bon SEO manager, surtout, il faut savoir être pédagogue 
Dimitri Brunel - Search Data Strategist - Botify Paris

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