Comment parler de son ancienne boîte en entretien ?

  • Marlène Marlène
  • Publié il y a 5 mois
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Partager sur Linkedin

Comment parler de son ancienne boîte en entretien ?

  • Marlène Marlène
  • Publié il y a 5 mois
« Parlez-moi de votre ancien poste... »

Une question qui peut vite se transformer en piège si votre précédente expérience professionnelle s’est mal terminée ou, au contraire, rimait avec paradis. Que vous soyez parti de vous-même ou qu'on vous ai poussé à la porte, comment parler de votre ancienne boîte de manière honnête, sans en faire trop, ni la critiquer ouvertement ? Voici les cinq règles d'or pour vous en sortir au mieux.

Règle n°1 : Soyez honnête

Un mensonge ou une vérité déguisée ont de fortes chances de se retourner contre vous un jour ou l’autre. Car de plus en plus de recruteurs n’hésitent pas à se renseigner avant ou après votre entretien.

Vous avez été licencié ? 

Assumez-le plutôt que de vous justifier. Ce qui intéressera votre employeur, c’est la leçon que vous avez tirée de votre expérience. Avant votre entretien, essayez de prendre du recul sur votre précédente expérience. Listez les situations difficiles que vous avez rencontrées puis notez en face ce que cela vous a appris et comment vous géreriez la même situation si elle se produisait à nouveau.

Un mensonge ou une vérité déguisée ont de fortes chances de se retourner contre vous un jour ou l’autre.

Vous avez démissionné ou négocié une rupture conventionnelle ?

Jouez la carte de la transparence et soyez positifs. Expliquez honnêtement ce qui vous a poussé à partir et pourquoi. Vous avez le droit de connaître un désaccord avec votre précédent supérieur, ou simplement avoir envie de nouveauté après une expérience professionnelle pourtant très positive. Tout est acceptable, si bien expliqué.

Règle n°2 : Soyez factuel

La tentation de rester vague est grande. « J’étais en désaccord avec la stratégie globale de l’entreprise » n’est pas une explication suffisante pour un recruteur. Des réponses évasives peuvent lui laisser penser que vous avez quelque chose à cacher. Alors expliquez par exemple : « De nouveaux investisseurs ont fait le choix de délocaliser une partie de la production à l’étranger, et l’absence de contact quotidien avec ces équipes ont fait perdre beaucoup de l’intérêt que je portais à mon poste. » Car si vous n’êtes pas celui qui lui explique clairement les raisons de votre départ, il ira chercher cette information ailleurs : auprès de votre précédent supérieur ou de vos anciens collègues.

« J’étais en désaccord avec la stratégie globale de l’entreprise » n’est pas une explication suffisante pour un recruteur.

Soyez constructif et montrez que votre départ est le fruit d’une décision éclairée. Si vous partez pour vous confronter à de nouveaux challenges, par exemple, soyez capable d’expliquer précisément ce que vous attendez et les compétences que vous souhaitez faire évoluer.

Règle n°3 : Ne dénigrez pas ou ne glorifiez pas votre ancien employeur

Le secret ? Sang-froid et modération. Que ce soit légitime ou non, dénigrer ouvertement votre ancienne entreprise est à proscrire. Votre potentiel employeur pourrait se projeter à sa place. Au contraire, expliquez ce que cette expérience difficile vous a appris. Et si vous avez peur de perdre votre sang-froid le jour J, préparez une formule précise qui laissera comprendre votre position sans tomber dans l’amertume, apprenez-là par coeur et tenez-vous en à ça. Cela montrera que vous avez su prendre de la distance face à la situation. « Mon idiot de boss a mis quelqu’un d’autre à ma place » devient ainsi « Je me suis retrouvé dans une situation politique et confuse et j’ai préféré partir pour me concentrer sur l’évolution de mes compétences plutôt que travailler dans un contexte qui s’annonçait nocif.  »

Et si au contraire votre précédente expérience était un vrai bonheur, votre boss un-dieu-tombé-du-ciel et que vos collègues sont devenus trop-vos-copains... Tant mieux, mais modérez vos ardeurs. Que votre enthousiasme soit réel ou feint, votre nouvel employeur risque de trouver louche que vous partiez d’une boîte aussi extraordinaire : que s’est-il passé ? Avez-vous commis des erreurs fatales sur un projet ? Vos ambitions étaient-elles si démesurées que votre entreprise était incapable d’y répondre ? Avez-vous des prétentions salariales exagérées ? Alors sachez expliquer ce que vous cherchez de différent dans une nouvelle entreprise.

« Mon idiot de boss a mis quelqu’un d’autre à ma place » devient ainsi : « Je me suis retrouvé dans une situation politique et confuse et j’ai préféré partir pour me concentrer sur l’évolution de mes compétences plutôt que travailler dans un contexte qui s’annonçait nocif. »

Règle n°4 : Ne vous dévalorisez pas

C’est un piège particulièrement fréquent, notamment en cas de licenciement. Les “accidents de parcours” ou les plans sociaux sont de plus en plus fréquents. Mais une personne licenciée n’est pas un mauvais candidat pour autant, et c’est à vous de le prouver. Et attention, s’il est conseillé de savoir admettre ses erreurs suite à un départ, la frontière peut être fine entre auto-dévalorisation et prise de recul. Dans le premier cas, vous vous en tenez à exposer vos erreurs. Dans le deuxième, vous expliquez pourquoi et comment vous n’allez pas les reproduire.

Un conseil ? Jetez un oeil à cette conférence TED d’Amy Cuddy, chercheur en psychologie sociale. Elle y explique les liens entre la posture, les niveaux hormonaux et la confiance en soi. Sa “pose de la puissance”, à travailler discrètement dans un placard ou dans les toilettes juste avant un entretien, vous donnera un bon shot de confiance !

Une personne licenciée n’est pas un mauvais candidat pour autant, et c’est à vous de le prouver.

Règle n°5 : Ne vous éternisez pas sur le sujet

Dans tous les cas, il est plus judicieux d’attendre que le recruteur aborde le sujet de votre ancien poste de lui-même. Ensuite, ne perdez pas de temps sur ce sujet qui reste délicat et propice aux maladresses. Des explications trop longues et étendues vous font perdre un temps précieux qui serait mieux utilisé sur d’autres sujets, et feront douter le recruteur sur votre capacité de synthèse. À vous de montrer que vos expériences, positives ou non, sont du passé et que vous êtes aujourd’hui tourné vers l’avenir.


Parler d’une précédente expérience est un exercice délicat, trop peu travaillé par les candidats et sur lequel beaucoup d’entre eux perdent des points. C’est pourtant une question cruciale, car elle montre votre capacité d’analyse et de recul sur des sujets concrets. Alors préparez-vous, apprenez à évoquer ce sujet avec aisance et confiance pour faire de ces expériences, mêmes les plus difficiles, un atout supplémentaire en entretien. 


Suivez Welcome to the Jungle sur Facebook et abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque jour nos meilleurs articles !

Photo by WTTJ

Pour aller plus loin

Les derniers articles

Suivez-nous!

Chaque semaine dans votre boite mail, un condensé de conseils et de nouvelles entreprises qui recrutent.

Et sur nos réseaux sociaux :