Partir travailler à Bruxelles

  • AnoukAnouk
  • Publié il y a 3 mois
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Partir travailler à Bruxelles

  • AnoukAnouk
  • Publié il y a 3 mois

Et oui, « Bruxelles arrive » comme dirait Roméo Elvis ! Et c’est notamment grâce à lui, mais aussi à sa petite soeur Angèle, et d’autres artistes comme Stromae ou Virginie Effira que la capitale belge bénéficie depuis quelques années d’une hype qui donne envie de partir s’installer au pays plat.

Le marché de l’emploi

Et on est vite calmé par le taux de chômage de Bruxelles, assez élevé qui tourne autour de 16%. Mais notons tout de même, qu’il n’a cessé de baisser ces dernières années, ce qui est bon signe. S’il est possible de trouver un emploi en ne maîtrisant que la langue française, gardons en tête que Bruxelles est depuis 1997 la capitale de l’Europe, et accueille donc en son sein de nombreuses institutions et agences européennes : le Parlement Européen, le Conseil de l’Union Européenne, l’Agence européenne de Défense, l’Agence européenne pour l’Education, l’Audiovisuel et la Culture... Il est évident que les candidats polyglottes (Français, Flamand, Anglais, Allemand… sky is the limit!) seront fortement privilégiés. « J’ai mis 10 mois à trouver un VIE (Volontariat International en Entreprise) » raconte Diane, qui a sauté le pas en 2016, « j’ai essuyé beaucoup de refus car je n’étais pas bilingue français/néerlandais. Je pense que ce sont les deux premières langues à parler, avant même l’anglais, au moins dans le domaine du marketing. » Si les langues ne sont vraiment pas votre fort, tournez-vous vers les 2 500 implantations de filiales, succursales ou autres bureaux de représentation français. On retrouve sur place BNP Paribas, la Fnac ou Carrefour, entre beaucoup d’autres.

Pour nos amis entrepreneurs, sachez qu’on commence à parler de Silicon Belgium, et oui. Même si la ville ne se hisse pas (encore) au niveau de Paris, Londres ou Berlin, la tech belge commence à placer ses pions. Betacowork fait figure de pionnier du mouvement : le premier espace de coworking belge a vu le jour il y a déjà 8 ans, et a été depuis rejoint par d’autres. On peut vous citer Co.Station ou DigitYser, des incubateurs incontournables de la capitale, ou encore BeCentral, un campus numérique. Ils ont permis l’émergence de plusieurs licornes, comme Collibra, qui aide les entreprises à gérer et utiliser leurs données, ou Aproplan, une application spécifique au secteur du BTP qui permet une meilleure organisation des chantiers. À vous de vous lancer !

Les secteurs qui recrutent

Notons qu’il existe un site Internet belge qui référence tous les secteurs et emplois en pénurie de recrutement. Si vous êtes dans la liste, ça ne peut qu’être une bonne nouvelle !

La vie en entreprise

Des semaines plus longues - 38 voire 40 heures « et même 50 » précise Diane - mais moins stressantes qu’en France, voilà comment on peut résumer la vie des working boys and girls à Bruxelles. Vous vous lèverez tôt car on arrive au travail avant 9h, mais ça vous permet aussi de partir plus tôt, avant 18h, et de profiter des commerces, car ses derniers ferment souvent à cette heure-là (exceptées les grandes surfaces). « Les horaires peuvent quand même être flexibles, et il n’y a pas de problème avec le télétravail » explique Diane. L’ambiance de travail est souvent décontractée, voire informelle dans les entreprises belges. « Ils sont plus détendus que les Français : ils savent relativiser et se prennent moins au sérieux » témoigne Diane.

Les plus

Les moins


Pour qui ?

Attention, on vous voit venir : ce n’est pas parce que les Belges parlent français qu’ils ont forcément la même culture que nous… « C’est vraiment différent, vous n’aurez pas du tout la même vie au quotidien » explique Diane. Donc faites comme partout, adaptez-vous ! La ville, du fait de son statut de capitale européenne, est particulièrement cosmopolite, et ça se ressent au quotidien : on y entend toutes les langues, on y côtoie plein de cultures différentes, et on a finalement l’impression que tout le monde vient d’ailleurs. L’atmosphère y est particulièrement conviviale, les Belges ayant l’humour facile, un sens de l’hospitalité opposé à celui des Parisiens, et préférant régler leurs conflits par des compromis trouvés autour d’une petite mousse. 

C’est donc une ville à taille humaine pour les bons vivants, et pour les marcheurs et cyclistes du dimanche : ce n’est pas le pays plat pour rien, pas une côte en vue, vous pouvez y aller. Par ailleurs, la taille du centre-ville de Bruxelles vous permet de n’utiliser que vos gambettes pour vous déplacer. « J’adore le fait d’être dans une petite capitale » s’enthousiasme Diane, « on cumule les avantages de la grande ville, ambassade, culture, transport etc…et ceux d’une ville moyenne, on peut tout faire à pieds et même aller se promener en forêt. » Vous trouverez toujours un acolyte pour sortir faire la dernière exposition en vogue, ou pour découvrir un nouveau restaurant : « il y a de nombreux évènements culturels, tout au long de l’année » explique Ana. Elle ajoute aussi que « Bruxelles est une ville verte ! » : vous pouvez profiter des parcs et espaces verts pour vous détendre.

Infos pratiques

Loyer 

Bruxelles est une capitale accessible, et ça fait plaisir : comptez entre 11 et 13 euros le mètre carré pour un studio de 40m2, et même moins pour un appartement de 75 m2, entre 560 et 700 euros mensuels selon la grille des loyers mise en place par la région Bruxelles-Capitale. Vous pouvez faire appel à une agence, les frais sont uniquement à la charge du propriétaire ! Soyez vigilant au moment de l’état des lieux, très pointilleux : il est finalement assez rare que le locataire retrouve sa caution, appelée garantie locative, qui peut aller jusqu’à trois mois de loyers quand même.

Santé 

Si vous êtes salariés, vous devez vous affilier à une mutuelle dans les 6 mois après votre arrivée. Il y en a plusieurs, qui proposent des avantages différents : faites vos jeux ! Vos consultations chez le médecin sont remboursées à 75%.

Transports

Vous pouvez prendre un forfait mensuel ou annuel à la RATP locale, soit la STIB. Pour Bruxelles ville, comptez 49 euros/mois ou 499 euros à l’année. Pour Bruxelles la région, ce sera 50 euros mensuels ou 583 euros annuels. Vous pouvez aussi le réseau de vélos en libre-service Villo! : il vous en coûtera 34, 70 euros l'année, la première demi-heure gratuite, puis 50 centimes pour une demi-heure supplémentaire, un euro pour la suivante et deux euros si vous pédalez pendant deux heures.

Internet et téléphonie mobile

Vous trouverez des forfaits téléphoniques pour moins de 10 euros, mais aussi des bien plus élevés : il y en a pour tous les goûts et tous les besoins ! Par contre, comptez minimum 50 euros pour une box Internet-TV, quand ce n’est pas plus de 90 euros mensuels...

Visas :

Demander une attestation d’enregistrement une fois arrivé - vous avez trois mois pour le faire - vous voilà avec un permis de résidence de 5 ans maximum. Deuxième formalité : procurez vous votre numéro national, qui vous sera demandé à chaque fois que vous voudrez vous lancer dans une procédure administrative. Si vous avez séjourné 5 ans de manière ininterrompue en Belgique, vous pouvez obtenir une carte de résident permanent.

Et vous voici maintenant paré pour vivre l’aventure belge, une fois ! (Oui, il fallait bien le placer quand même) 


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