Les insectes : une industrie d'avenir avec la société Ynsect

  • CamilleCamille
  • Publié il y a 3 ans
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Les insectes : une industrie d'avenir avec la société Ynsect

  • CamilleCamille
  • Publié il y a 3 ans

La révolution Food peut prendre une tournure imprévue. Désormais il faudra compter sur les insectes comme maillon indispensable de la chaine alimentaire ! Rassurez vous, pour le moment la startup Ynsect ne s’intéresse qu’à la nourriture animale. Plongée dans l’avenir de l’alimentation mondiale avec Antoine Hubert, son fondateur.

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Issus d’écoles prestigieuses (X, HEC, Ensimag et Aggro), Antoine Hubert et ses 3 associés semblent déjà avoir eu plusieurs vies avant de créer Ynsect. Etudiant l’impact de ressources alternatives sur le changement des habitudes alimentaires, la startup est née en 2011 d’un premier projet industriel pour la nourriture animale. L’objectif : faire des insectes une source d’alimentation fiable et compétitive économiquement.

« Différents types d’élevage (abeilles, vers à soie, coccinelles) existaient déjà », remarque Antoine, « mais aucun n’était encore assez compétitif pour l’industrie agroalimentaire ». Toute la difficulté du projet est de baisser les coûts tout en garantissant une qualité de produit et des standards d’hygiène très élevés, et de réinventer tout un métier : enjeux logistiques, robotiques, électroniques… La technologie a du être adaptée aux spécificités des insectes pour répondre au cahier des charges.

La société s’est d’abord financée grâce à des organismes et des laboratoires, a gagné de nombreux prix et confirmé sa crédibilité scientifique suite à plusieurs études sur le sujet. Ynsect décolle enfin en février 2014, avec une première levée de fonds de 1,8 M€ avec les fonds Demeter et Emertech qui lui permet de multiplier par 100 sa capacité de production. Incubée chez Agoranov à Paris puis installée à Evry, la startup a poursuivi sa trajectoire rapide en levant quelques mois plus tard 5,5 M€ supplémentaires.

L’équipe d’Ynsect est aujourd’hui constituée de 31 personnes (contre une quinzaine en 2014) : 15 ingénieurs et techniciens très qualifiés composent l’équipe R&D, 8 personnes suivent la construction de leur usine dans le Jura au sein de l’équipe industrielle et le reste est constitué des fonctions support et business développement. Chaque pôle est dirigé par un associé et un directeur d’une quinzaine d’années d’expérience, une vraie garantie d’expérience et de légitimité.

« Nous cherchons des personnes qui partagent notre ambition : répondre à un enjeu mondial et contribuer à quelque chose qui nous dépasse. » Antoine Hubert 

Ynsect ne ressemble pas à la startup techno traditionnelle : avec une moyenne d’âge de 32 ans et une parité homme / femme équilibrée, le projet montre d’impressionnants signes de maturité malgré son âge. La dimension internationale est très forte, avec sept nationalités représentées dans l’équipe et deux langues officielles, l’anglais et le français, qui cohabitent tous les jours. Avis aux nouvelles recrues : maîtriser l’anglais est absolument indispensable !

Le recrutement reste un sujet déterminant pour Antoine et ses associés : ayant doublé les effectifs en 2015 et avec un recrutement prévu de 10 personnes supplémentaires au printemps, ils s’attachent à faire vivre la culture du projet (surnommée « Ynsect Spirit » !) et partager les valeurs de l’entreprise avec tous les collaborateurs : répondre à un enjeu mondial, contribuer à quelque chose qui les dépasse, partager leurs valeurs éthiques et environnementales…

Avec une raison d’être aussi ambitieuse, Ynsect cherche des personnes très impliquées, soucieuses de ces enjeux de société, et essaie de créer l’environnement de travail le plus propice à sa réussite. Les 4 associés fonctionnent de manière très collaborative et, comme dans de nombreuses jeunes sociétés, la prise d’initiative et l’autonomie sont fortement encouragées.

Le défi est de taille : l’objectif d’Ynsect est d’atteindre le million de tonnes produit par an à partir de 2025. De quoi nourrir le monde et comme conclut Antoine, « de permettre à chacun d’avoir le ventre plein ».



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