Avec toute cette agitation autour de la crypto-monnaie, le milieu de la Fintech n’a jamais autant été sous les projecteurs. Les entreprises de technologie financière s’attaquent à un marché vieux de plus de 500 ans jusqu’à récemment protégé de la disruption digitale par une réglementation complexe. Aujourd’hui, ce secteur affiche une croissance record et les opportunités d’emplois se multiplient et se diversifient un peu plus chaque année.

Benjamin Netter est CTO chez Lendix, la plateforme leader en France de prêts aux TPE et PME ouverte aux investisseurs particuliers et professionnels, et il nous a aidé à lister les sept bonnes raisons de rejoindre une équipe Fintech.


1. Participer à des projets à gros enjeux

La particularité des entreprises Fintech est que, de par leur nature, elles gèrent des sommes d’argent importantes. Pour information, 100 euros investis en bitcoin il y a huit ans rapportent aujourd’hui environ 250 millions d’euros. De quoi donner des vertiges. Les enjeux sont donc particulièrement sensibles et la qualité du service ou du produit proposé doit être à la hauteur.

« Parce que de gros montants sont en jeu, nous n’avons pas de marge d’erreur et le travail doit être réalisé à la perfection. Nous sommes très consciencieux sur la réalisation du produit, en utilisant des technologies complexes pour obtenir un résultat le plus fiable et simple possible. La sécurité des informations de nos clients est également très importante » nous confie Benjamin.

2. Avoir de l’autonomie au quotidien

Développer en mode Agile (méthode consistant à faire de nombreux aller-retours avec le client tout le long du projet pour répondre au mieux à son besoin) demande de nombreuses heures de réunion qui peuvent influer sur la productivité de l’entreprise. Le marché de la Fintech va vite et les managers préfèrent choisir des solutions qui privilégient l’autonomie de leurs équipes techniques tout en maximisant la collaboration en interne pour s’assurer d’une productivité compétitive.

« Notre équipe travaille en mode agile sans pour autant contraindre ses développeurs. Nous avons une réunion d’une heure le lundi matin pour parler de la semaine passée et de la semaine à venir mais le reste de la communication se fait principalement sur Slack. Nous ne voulons pas être sur le dos de nos collaborateurs et leur laisser une liberté qui, selon moi, est fondamentale à la performance. »

3. Évoluer dans un marché prometteur

La crise de 2007 a eu un impact fort sur la confiance des consommateurs dans les organismes financiers traditionnels. Les start-ups Fintech viennent proposer une alternative crédible qui contourne les systèmes historiques : ce sont désormais les clients qui définissent leurs besoins et non les banques. La Fintech a permis de donner un regain de jeunesse à l’industrie financière qui commençait à prendre la poussière, grâce notamment à la digitalisation de ses services. Ce marché représentait 22 milliards d’investissement en 2016 et a encore de beaux jours devant lui car c’est loin d’être un phénomène de mode, c’est plutôt une véritable révolution.

« Notre offre n’est pas forcément moins chère que les banques, ce que l’on propose c’est de la facilité d’utilisation : raccourcir les délais, réduire la paperasse et améliorer la relation client. L’expérience utilisateur est un élément clé chez nous et nous nous efforçons de faire en sorte que la solution technique soit à la hauteur de la tâche. »

4. Faire partie d’un écosystème international

Pour maintenir une bonne compétitivité et une croissance toujours plus grande, les start-ups du secteur choisissent souvent de se déployer rapidement à l’international. Principalement à Londres considérée comme la capitale de la Fintech mais également à Tel-Aviv, San-Francisco et dans toutes les capitales occidentales et asiatiques.

« Notre entreprise n’a que trois ans et nous sommes déjà présents à Madrid et à Milan afin de pouvoir s’adresser à l’ensemble du marché européen. Au siège parisien, bien que notre équipe soit à majorité française, nous opérons en anglais et nous développons notre service en quatre langues. »

5. Travailler avec des technologies de pointe

Pour s’assurer que les solutions soient les plus performantes, agréables d’utilisation et sécurisés possibles pour l’utilisateur, les entreprises Fintech se doivent de sélectionner le meilleur de la technologie disponible sur le marché. Les veilles technologiques sont donc essentielles et l’Open-Source est généralement de mise pour pouvoir améliorer sans cesse les productions.

« Chez Lendix, nous travaillons en full JavaScript. En front, on fait EmberJS et en back on fait du NodeJS avec du MongoDB. Notre service étant disponible sur mobile, nous codons avec du ReacNative, qui est une techno très récente. »

6. Collaborer avec des gens brillants

Le milieu de la Fintech est, de par sa forte croissance, très compétitif et la qualité, ainsi que l’expérience des dirigeants, est fondamentale pour pouvoir rester leader sur son secteur d’activité. Les profils séniors expérimentés sont essentiels pour inspirer et guider les jeunes talents, recrutés pour leur dynamisme et leurs nouvelles idées.

« Notre équipe dirigeante est de très haut niveau. Ce sont tous des “cracks”. Il y a par exemple Olivier, le fondateur, qui a créé le fond 123Venture - qui gère aujourd’hui plus d’un milliard d’actifs -, Patrick - ancien Partner à la Goldman Sachs -, Grégoire - ancien directeur Europe de la BBVA - mais aussi Marc, Sergio, Pascal et bien sûr moi ! (rires) »

7. Booster sa carrière

Enfin, travailler dans une Fintech permet de s’assurer une évolution professionnelle rapide. Être entouré de personnes plus expérimentées, qui se chargent de vous aiguiller en utilisant des technologies parmi les plus récentes, permet aux profils tech de développer des capacités qui deviennent très précieuses pour la suite de leur carrière. Sans compter que la sélection est souvent ardue et qu’avoir une expérience en Fintech peut servir d’assurance auprès des futurs recruteurs auxquels lesdits développeurs auront affaire.

« Nous prenons très à cœur la montée en compétence de nos équipes. Par un système de CodeReview, chacun peut relire le travail d’un autre et le faire progresser. Nous leur mettons à disposition un accès à des conférences tech chaque année pour leur permettre de rester à jour et de continuer à apprendre. »

Les start-ups de la Fintech ne profitent en aucun cas d’une bulle. C’est simplement la mutation d’une industrie, maintenue obsolète par un règlement spécifique. Participer à une aventure Fintech, c’est la garantie d’un challenge technique et humain précieux, duquel on ressort nécessairement grandit.


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Photos by WTTJ @Lendix

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