Travailler en fusions-acquisitions : un parcours d'excellence

  • GaspardGaspard
  • Publié il y a 3 mois
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Travailler en fusions-acquisitions : un parcours d'excellence

  • GaspardGaspard
  • Publié il y a 3 mois

Qui n’a jamais entendu parler de fusions-acquisitions ou de son acronyme anglais M&A (Mergers and Acquisitions) ? Critiquée - à tort - par certains qui considèrent cette activité comme l’emblème de la finance de marché, il s’agit d’une activité essentielle dans le cycle de vie de l’entreprise. Des groupes se sont ainsi renforcés, au travers de synergies industrielles ou commerciales, ou de l’accès à de nouveaux potentiels d’innovation en matière de technologie, de produits ou de procédés.

Mais au fond, de quoi s’agit-il ?

Les grands chiffres

En 2017, le montant des transactions s’est élevé à 3 500 milliards de dollars. La France tire son épingle du jeu avec une nette hausse du montant des transactions impliquant des groupes français, avec près de 250 milliards, en hausse de 50% par rapport à 2016. On parle d’un "effet Macron" qui devrait se renforcer en 2018.

Les grands acteurs en matière de conseil

Aucune fusion-acquisition n’est possible sans un travail minutieux de préparation. Les opérations de fusions-acquisitions mobilisent tout un écosystème. Il peut s’agir de postes spécialisés au sein de grands groupes (qui ont en général une petite équipe de M&A ou de business development) comme de banques d’affaires (grandes banques d'investissement et de financement ou boutiques), de cabinets d'avocats ou de cabinets d'audit ou de conseil en stratégie (notamment dans le cadre de l'établissement de rapport de due diligence). Sur les opérations de fusions-acquisitions, plusieurs banques d’affaires historiquement présentes en France sont bien placées, à l’image de Rothschild, mais aussi Lazard ou la Société Générale. Les banques anglo-saxonnes sont également au premier plan, telles que Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley ou Citi.

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Comme l’explique Vincent Ville, Vice-Président en Corporate Finance à la Société Générale Corporate and Investment Banking, « à la Société Générale comme dans la plupart des banques d’investissement majeures, les équipes de M&A sont organisées en secteurs (Consumer & Retail, Diversified Industries, Power & Utilities, etc.) et par géographies. Elles sont également intégrées au sein de pools plus larges dits de Corporate Finance, incluant notamment les métiers de l’Equity Capital Markets, travaillant par exemple sur les opérations d’introductions en bourse. Enfin, elles travaillent en étroite association avec les équipes de financement d’acquisitions et d’expertise rating crédit. »


Les grands métiers et les profils recherchés

Les banques d’investissement sont bien souvent impliquées de bout en bout sur l’ensemble des chantiers liés à la transaction.

Vincent Ville explique : « Intégrer une équipe de M&A, c’est contribuer dès la première année au sein d’une plateforme d’expertises à la fois sectorielles, géographiques et multi-produits, dans le souci d’accompagner au plus près les clients dans leurs projets. »

Intégrer une équipe de M&A, c’est contribuer dès la première année au sein d’une plateforme d’expertises, dans le souci d’accompagner au plus près les clients dans leurs projets. 

Plusieurs grands métiers peuvent être identifiés :

  • Analyste : Profil junior, impliqué dans la recherche d’opportunités en amont, ainsi que dans l’exécution quotidienne des mandats. Ses compétences en modélisation financière sur Excel pour valoriser une société ou valider ou non la pertinence d’une transaction se doivent d’être hors pair.
  • Associate : Profil toujours junior, mais qui encadre les analystes tout en apportant un appui aux vice-présidents dans la gestion des process de transaction et l’élaboration des fameuses présentations et livrables à destination des clients.
  • Vice-Président : Il gère autant les relations avec les clients que les équipes de juniors qui travaillent sur les transactions. Il s’assure de la qualité des livrables, notamment de la pertinence des analyses et conclusions présentées aux clients. Il challenge également l’analyse et la modélisation financière.
  • Directeurs / Managing Directors : Dans un rôle de responsable client, responsable in fine du bon déroulement des processus de transactions et de l’origination de nouveaux mandats, ils doivent s’assurer que les clients (prospects ou existants) sont satisfaits des services délivrés.

Pour Vincent Ville, « il est essentiel de faire un ou plusieurs stages en M&A afin de décrocher un job d’analyste. » Le stage peut s’effectuer en banque d’affaire internationale ou boutique, et ce en France ou à l’étranger (par exemple à Londres). Il faut souvent postuler vers septembre pour un stage l'été de l’année suivante (en année de césure ou de fin d’étude). Les stages peuvent aussi se faire en fonds d’investissement ou au sein de départements de business development en entreprises, très prisés.

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En termes de profils recherchés, les écoles de commerce ou écoles d’ingénieurs de premier rang ainsi que les universités/grands écoles avec une forte spécialisation en finance (ex. Sciences Po, Paris Dauphine..) fournissent le gros contingent des profils en fusions-acquisitions.

Vincent Ville rappelle les qualités requises pour le job : « Grande rigueur, excellente connaissance (et apprentissage) des concepts de l’analyse financière et très bonne maîtrise de l’anglais évidemment mais au-delà, les meilleurs profils font preuve rapidement d’une grande autonomie et d’une dose d'intelligence, de prise d’initiative dans leur travail. Ils savent aussi s’organiser au mieux (y compris déléguer) pour délivrer dans les délais tous leurs dossiers. »

Les meilleurs profils font preuve rapidement d’une grande autonomie et d’une dose d'intelligence et de prise d’initiative dans leur travail.


Les avantages et inconvénients

Il existe de sérieux avantages au job du M&A :

  • Progression de carrière rapide : évolution des fonctions tous les ans, avec en général un palier significatif gravi tous les trois ans : analyste, associate puis VP, avec à la clé une rémunération relativement élevée, avec notamment un bonus lié à la performance
  • Opportunité de carrière internationale entre Paris, Londres, New York et Hong Kong
  • Forte exposition et responsabilité vis-à-vis des personnes prenant les décisions stratégiques chez les clients, possibilité d’avoir un accès à des interlocuteurs stratégiques (CEO, CFO) dès les premières années
  • Niveau général de motivation élevé dans les équipes
  • Opportunité de créer un réseau de contacts professionnels auprès des clients (entreprises, fonds d’investissement, family offices, etc.) ainsi que dans l’univers des consultants également impliqués sur les transactions (cabinets d’avocats, auditeurs, consultants en stratégie, experts industriels, etc.)

Plus généralement, comme le résume Vincent Ville « c'est un métier riche de sens et stimulant car il porte sur un accompagnement des clients sur des opérations stratégiques et souvent transformationnelles pour eux – les dossiers sont exigeants, extrêmement variés et riches d’enseignements. »

C'est métier riche de sens et stimulant car il porte sur un accompagnement des clients sur des opérations stratégiques et souvent transformationnelles pour eux.

En matière d’inconvénients, il est possible d’énumérer la liste non exhaustive suivante :

  • Travail lourd en termes de charge horaire et exigeant en matière de flexibilité personnelle (il peut être urgent de répondre à une demande client, parfois tard le soir ou certains week-ends) avec un impact sur l’équilibre général vie privée-vie professionnelle
  • Beaucoup de pression, y compris pour se familiariser dès les premières années avec une pléthore de sujets tous relativement stratégiques, urgents et concomitants
  • Tâches administratives pour documenter en interne de la conformité de tout avec la règlementation, surtout dans les banques internationales
  • Une certaine forme de spécialisation, même si le M&A offre des opportunités d’évolution vers d’autres métiers du financement et de l’investissement (notamment les métiers du private equity)


Comment tirer son épingle du jeu ?

Au-delà de la motivation voire de la détermination, il s’agit également d’acquérir rapidement la panoplie de compétences, l’expérience et l’autonomie à même de progresser rapidement. Pour ce faire, il faut s’engager sur une grande variété de dossiers, dès la première année, et travailler dur ! Il est donc recommandé de faire un stage pour savoir ce à quoi on s’engage.


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Photos by WTTJ

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