Collègues en vacances : ces 10 profils qu'on connait tous

  • July 9, 2019

Chaque été, dans n’importe quelle entreprise, c’est la même danse des vacances qui se met en branle de juin à septembre. Ces 10 collègues, vous les croiserez forcément au moins une fois dans votre vie pro’, alors autant vous y préparer. À décliner au féminin comme au masculin #balancetaparité.

L’ultra-bosseuse

Elle est manageuse d’une des plus grosses équipes de la boîte, et compte bien emmener son titre à l’autre bout du monde. Sur le sommet de son sac de voyages, son ordi pro’ jamais éteint, au cas où. Toujours élégante, talons hauts et peau de pêche (blanche, d’ailleurs), elle part en quête de wifi dès son entrée dans le palace étoilé dans lequel elle vient de débarquer. Beaucoup plus sympa que tyrannique, ce n’est pas qu’elle veut fliquer ses équipes, juste qu’elle aime son taff et ses collègues (nettement moins bruyants que ses enfants).

L’instagrammeur fou

Qu’on se le dise, vous n’entendez jamais autant parler de lui que lorsqu’il est en vacances. Pas vraiment doué pour la créa’ et les logiciels, vous ne savez pas trop ce qu’il fait dans son équipe, là-haut, au troisième étage. Pourtant, à découvrir l’étendu de sa palette artistique sur Instagram, Facebook et Twitter, vous vous demandez si vous ne l’avez pas sous-estimé. Les filtres, stories et hashtag n’ont aucun secret pour lui ; et vous, aucune chance de passer une journée sans trace de son périple en Mongolie ou dans les temples birmans. Hashtag plus beau jour de ma vie. Un conseil : s’il commence à envahir la messagerie interne, saisissez la médecine du travail pour harcèlement.

Mister la poisse

« Je te jure, on a crevé au 100ème kilomètre, en pleine nuit, pas de dépanneuse, les gamins qui hurlent, je te raconte pas… » Il ne raconte pas et pourtant, tous les ans, ce sont les mêmes jérémiades en boucle à la pause clope. Ce collègue-là a la poisse depuis toujours, et, en vieillissant c’est à se demander s’il ne le fait pas exprès. Armez-vous de patience à son retour, vous allez bouffer de ses malheurs matin, midi et soir. Et le pire, c’est que vous avez 100% de chance qu’il revienne de mauvaise humeur.

La peau dorée

Elle, c’est celle qui va VOUS mettre de mauvaise humeur. Que ça soit quatre jours en Picardie (normalement ça rime avec pluie) ou trois semaines aux Bahamas, elle revient inexorablement avec une teinte caramel homogène, la même que la pub pour le Club Med et les pilules à la carotène. Vous, au mieux, vous affichez les zébrures cramoisies du transat. Bref, pas franchement de quoi rivaliser lorsqu’elle entamera sa tournée des bureaux avant de se poser quelques secondes au vôtre : « oh ! Tu as bonne mine dis donc ! »

Le triathlète

Il a passé l’année à rouler des mécaniques bien huilées dans l’open-space, tapant dans le dos de Céline avant de faire une blague à Thierry et d’emporter la moitié du bureau faire un footing improvisé, et là, d’un coup, le vide. Le silence. Au début c’est reposant, et puis rapidement ça vous manque. Sans ses ondes positives, il y a quelque chose d’un peu gris dans votre boîte de programmation informatique spécialisée en logiciels SaaS pour le BTP… Pas sûr que ça vous remonte le moral, mais pendant que vous déprimez à bloc et noyez tout ça dans l’alcool, lui, entame un GR20 en courant ou son septième Iron Man en famille.

Le bon copain

« Tu fais quoi en juillet ? Comment ça “rien” ? Bah viens, on fête mes 36 ans dans ma maison près d’Avignon avec quelques amis ! » De grands yeux ronds, un débit mitraillette aux accents chantants, le bon copain(g) est LE généreux de la boîte. Il prête ses stylos, assume régulièrement sa tournée, et propose à tue-tête des places dans sa villa paradisiaque. Le problème, c’est que vous avez du mal à lui faire comprendre que vous avez une vie, une famille, un chien à sortir, et apparement pas autant de RTT que lui.

La chaise vide

Si ça fait plusieurs jours que vous vous demandez où a bien pu passer Eva - « elle devait pas rentrer lundi en huit ? » - il y a de fortes chances pour que vous patientiez encore un peu avant qu’elle ne vous rende son rapport hyper urgent sur le cas Dupont. (C’était pour hier)
Un requin à la Réunion ? Un voilier détourné par la mafia italienne ? Une maladie tropicale contractée en pleine jungle ? Vous êtes loin du compte. Selon des bruits de couloirs de plus en plus persistants, Eva aurait tout simplement “oublier de revenir”. La blague pas drôle qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille ? Un soir d’afterwork : « tu sais ce que c’est un boomerang qui ne revient pas ? Un bâton. »

L’accro

Il est comme ça Pierre, il déteste les vacances. Les bords de mer et villages exotiques, très peu pour lui. Le problème, c’est qu’on lui a bien fait comprendre qu’il n’avait pas le choix : des jours de congés, ça se prend. Alors, dopé au taff mais rusé, il a trouvé la parade pour ne pas vraiment couper : passer “faire un coucou”, en plein aprem, alors que dehors, le soleil fait transpirer le bitume. Pendant que vous rêvez au doux bruit des vagues sur le sable, il rêve de votre place derrière l’ordi’. Question importante à soulever au prochain CSE : peut-on, s’il vous plaît, échanger ses vacances avec un collègue ?

Le Breton

Comme son nom l’indique, le Breton bretonne. Comprendre : part systématiquement en vacances en Bretagne, chez tante Suzanne ou pas loin, qu’il pleuve ou pleuve très fort. C’est par là-bas aussi, d’ailleurs, qu’il a établit son camp de télétravail quasi mensuel. Facile à reconnaître si vous venez d’arriver dans l’entreprise, c’est le sympa en ciré qui rapporte à tout le monde du cidre et des crêpes à la rentrée.
Nb: Si vous êtes Parisien, il habite à Montparnasse.

Le septembrien

Trop anti-conformiste pour faire partie de la meute des juilletistes et des aoûtiens, le septembrien part en-dehors des semaines battues. Souvent, quand vous commencez à stresser sur votre to-do inachevée avant le départ, il vous souffle de ne pas vous inquiétez, lui est encore là pour tenir la baraque, tout ira bien. Jeune et sans enfants - il sauve la planète - il a l’énergie pour ne pas “partir tout de suite”, grâce à ses cours de vinyasa et régime graines de chia. Parfois, on le soupçonne à tort d’être radin - ah bon, c’est moitié prix en septembre ? - mais c’est sûrement parce qu’on est jaloux qu’il sente le sel et l’embrun jusque fin octobre.

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Photo by WTTJ

Clémence Lesacq

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