Dans les coulisses de... Criteo avec Thomas Jeanjean, Directeur Général France

  • July 1, 2015

Le « 32 Blanche » a ses légendes qui font la réputation de la « French Tech » et occupent les rêves des meilleurs diplômés français. Qui serait mieux placé pour parler de Criteo que son Directeur Général France, Thomas Jeanjean ?

« Criteo est une boîte d’ingénieurs »

A l’intérieur du bâtiment d’architecture industrielle, anciens entrepôts des Galeries Lafayette, on croise les différentes populations de la tribu Criteo. La plus grande, celle des ingénieurs, représente 32% de la masse salariale. Et la tendance n’est pas près de s’inverser. Criteo a basé son centre de recherche et développement en France et a intensifié son « pool » de chercheurs spécialistes du ciblage publicitaire en rachetant l’année dernière la société grenobloise Tedemis. Autre faune locale, les fonctions « support », même si Thomas Jeanjean n’aime pas le mot. Marketing, finances, ressources humaines en font partie. Les commerciaux, répartis dans 16 pays, sont une troisième tribu intra-Criteo. Ils sont les salariés traditionnels de l’étranger, souvent recrutés localement pour leur réseau et la connaissance culturelle qu’ils apportent.

« La moitié des salariés ont moins d’un an d’ancienneté »

Criteo a embauché 600 personnes en 2014 et prévoit de recruter environ 800 employés supplémentaires en 2015. Au deuxième semestre 2014, le service de recrutement consacré à la R&D, qui occupe 10 personnes, s’est entretenu avec 730 candidats, justifiant le choix fait par l’entreprise il y a quelques années d’internaliser le recrutement.

Mais la quantité ne sacrifie pas la qualité. Preuve de la sélectivité de Criteo, les candidats aux postes de R&D passent jusqu’à 5 entretiens. Si l’entreprise n’est pas obsédée par les diplômes, elle est « extrêmement exigeante sur les compétences ». Pour repérer les perles rares, Criteo invite par exemple les développeurs de tous horizons à participer à un hackathon annuel organisé au sein de l’entreprise.

« Certaines entreprises américaines ont eu des problèmes de recrutement en grossissant »

Vient la question de la taille critique de Criteo. Passer de 47 à 1300 salariés en 6 ans est exigeant sur le plan managérial. « Nous n’avons pas ce problème en Europe. La qualité du projet de Criteo maintient son attractivité et notre taille nous permet encore d’être agile ». Il donne l’exemple d’un hackathon annuel, interne cette fois. Le prochain est imminent. Au moment du hakathon, les équipes de la R&D et les équipes business se retrouvent le vendredi soir et s’enferment pendant 2 jours avec couvertures, bières et pizzas. Le jury sélectionne 20 projets dont 3 seront retenus au final par Criteo et auxquels l’entreprise affectera des ressources. Autre exemple de cet esprit start up qui continue de prévaloir, les cross boot camps. Thomas Jeanjean précise qu’ils sont une spécificité de la France car liés aux activités de R&D de l’entreprise. L’objectif de ses boot camps est, selon le DG, de mettre en relation les équipes commerciales et celles de la R&D. Thomas Jeanjean y voit un moment privilégié pour les commerciaux de remonter aux ingénieurs les besoins et évolutions des clients avec lesquels ils sont en contact.

« Le programme de « buddy » est classique dans notre secteur »

Le niveau hyper soutenu de recrutement pose également la question de l’intégration, que Thomas décrit comme « culturelle et technique ». En place chez Criteo, le classique programme de « buddy » qui associe à chaque nouvelle recrue un parrain ou une marraine qui le guidera dans ses démarches quotidiennes: « où demander mes tickets restaurants ? », « comment me rendre sur la terrasse ? ». Cette intégration s’accompagne également de programmes de « boarding », tout aussi classiques dans ce type de société, et qui ont lieu toutes les deux semaines. Autre moment d’échanges sur les aspects techniques du secteur, les « beer & tech »… « Ça ne s’invente pas ! » reconnaît Thomas Jeanjean.

« Le management de Criteo reprend les codes de la Tech »

L’entreprise veut rester agile et rapide : des équipes resserrées de 6 ou 7 personnes maximum, un management flat et un point hebdomadaire sur les avancées des projets. Elle base sa culture sur le « test & learn » qui encourage la prise de risque et les décisions rapides. Thomas Jeanjean précise que « sur la partie business, si un projet n’aboutit pas après 3 mois, il faut passer à autre chose ». Autre point sur lequel il insiste : la circulation de l’information. En guise d’exemple, le DG France raconte comment le fondateur et président Jean-Baptiste Rudelle tient chaque mois un « all hands » durant lequel les équipes du monde entier peuvent lui poser des questions sur l’activité de Criteo.

Interrogé sur la culture Criteo, Thomas Jeanjean renvoie au moto « work hard play hard ». En témoigne le nerf, célèbre arme projetant des balles en mousse, posé sur la table devant nous et dont 60 exemplaires ont été distribués à l’équipe un peu plus tôt dans la journée. Thomas Jeanjean nous glisse que les moments de convivialité ne manquent pas : du sushi/pizza dont la tradition remonte aux origines de Criteo aux Summits annuels durant lesquels les employés du monde entier se retrouvent tout un weekend, les initiatives, organisées ou spontanées, sont nombreuses.

Le PDG Jean-Baptiste Rudelle rêve d’une mobilité interne sans frein.

La mobilité est très encouragée sur les fonctions transverses, à l’image de notre interlocuteur qui s’envole dans quelques semaines pour Barcelone, où il prendra la tête de l’équipe européenne du marché mid-market. Cette mobilité offre aux collaborateurs de Criteo une vision internationale de leur carrière et accentue le partage de compétences. Dans de telles conditions, où vont ceux qui quittent cet Eldorado ? Y a-t-il une vie après Criteo ? « Ils partent créer leur boîte ! », précise Thomas Jeanjean avant d’aller plus loin : « Criteo les aide dans leur projet » qui sont généralement dans la technologie, en prodiguant à ces entrepreneurs conseils et parfois soutien financier.

« L’environnement technologique en France est très favorable »

Criteo revendique sa position d’acteur de la « French Tech » et entend bien dynamiser le secteur. L’entreprise organise par exemple des « start-ups weekends » durant lesquels les salariés discutent avec des étudiants pour les encourager dans leurs projets entrepreneuriaux. L’environnement français est selon lui favorable à la création d’entreprise dans les technologies. Les formations d’ingénieurs sont de très bonne qualité et le « cadre législatif est intéressant pour la R&D » : Crédit d’Impôt Recherche, statut d’entreprise innovante et autres initiatives autour de la « French Tech ». « Nous voulons relayer ce message » s’enthousiasme Thomas Jeanjean. Criteo s’est par exemple investi aux côtés d’entreprises comme Peugeot et BNP Paribas dans une chaire sur le big data avec l’école des Mines et Paritech.

Alors, heureux ?

Résultat, l’entreprise se classe 18ème « Great Places to Work » 2014. A croiser les employés arborant fièrement un polo aux couleurs de Criteo, on se dit que la tribu a de beaux jours devant elle !

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Jérémy

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