Les pays où aller travailler en 2018

  • January 13, 2018

Entre 2 et 2,5 millions de Français vivent et travaillent à l’étranger. De fait, dès les études supérieures, les étudiants sont vivement encouragés à partir, via des programmes de type Erasmus. Les entreprises aussi ont tendance à valoriser une expérience à l’étranger, qu’il s’agisse d’un stage ou d’un échange universitaire. L’apprentissage d’une nouvelle langue, l’intégration dans une nouvelle culture, tisser de nouvelles amitiés sont autant d’avantages qui vous serviront sur le plan professionnel comme personnel.

Cependant, partir s’expatrier pour de bon est une autre histoire. Quelle destination choisir ? Comment s’y installer ? Ces questions sont souvent les premières que l’on se pose lorsqu’on envisage de partir à “l’étranger”, cette étendue si floue et si vaste. Voici une liste de pays et quelques infos et conseils qui vous permettront de vous y retrouver un peu mieux. Prêt pour le grand saut ?

Le Top 5

Chaque année, de nombreux classements sur les meilleurs pays dans lesquels s'expatrier sortent dans les médias. Ces classements sont effectués selon de nombreux critères : niveau de salaire, pouvoir d’achat, qualité de vie, sécurité sur place… Si le premier pays n’est pas souvent le même, le Top 5 varie finalement assez peu.

Singapour

Le paradis pour qui veut travailler dans la finance, les médias ou les télécommunications. Les domaines de la santé et de l’informatique sont aussi porteurs. Le salaire moyen pour un expatrié est de 130 000$ ! Un argument financier qui ne laisse pas indifférent. Cette ville-pays est propre, l’intégration y est facile vu la grande proportion d’expatriés présente sur place et le climat y est équatorial. Il faut noter que 34% des expatriés ont entre 18 et 34 ans, et vivent souvent dans de grandes colocations. Les conditions d’obtention d’un visa peuvent tout de même freiner quelque peu votre enthousiasme : le plus simple est de trouver un job depuis la France et de laisser l’entreprise se charger des formalités.

Taiwan

Le dragon asiatique attire de plus en plus d'expatriés. De fait, les salaires sont hauts, le système de sécurité sociale est avantageux et l’île offre de nombreuses possibilités d’excursions. La barrière de la langue peut cependant poser problème sur le long-terme. Le visa de travail, valable pour trois mois seulement, ne coûte que 57 euros et vous permet ensuite de faire la demande d’une carte de séjour. La réputation de la gastronomie française n’est plus à faire et vous n’aurez pas de mal à trouver du travail dans un restaurant, en tant que commis ou même chef. Les offres de VIE (Volontariat International en Entreprise) ne manquent pas, notamment dans les domaines de la communication, le marketing et l’informatique. C’est une option particulièrement intéressante : les contrats VIE sont très avantageux pour l’expatrié, avec entres autres, la prise en charge par l’entreprise des billets d’avion et du logement.

La Suisse

Comme Singapour, le principal attrait de la Suisse est son niveau de salaire qui s’élève en moyenne à 193 006$ ! Mais attention, le coût de la vie est plus élevé qu’en France. Si vous travaillez dans les domaines de l’informatique et de la santé, vous devriez trouver un emploi relativement facilement. Plus spécifiquement, les secteurs de l’industrie pharmaceutique, du trading agroalimentaire et des technologies de pointe (horlogerie, électronique…) sont particulièrement porteurs. De même, les entreprises suisses peinent à recruter dans les métiers de la Construction et du Bâtiment, tout comme dans l’Hôtellerie et la Restauration et se tournent volontiers vers les Français. D’ailleurs, pas besoin d’apprendre une langue étrangère : le français est amplement suffisant ! Le dépaysement est y relativement léger, dans un pays frontalier avec une culture plutôt proche de la nôtre.

Le Maroc

Pays francophone à seulement trois heures d’avion de Paris, le Maroc est aussi une belle terre d’expatriés ! Environ 500 entreprises françaises sont déjà implantées sur place ce qui en fait autant susceptibles de vous embaucher ! Certaines entreprises marocaines, comme OCP (chimie) et ONA (agroalimentaire, textile, transports) sont aussi à la recherche de profils français. Les opportunités sont nombreuses, et ce dans différents secteurs : BTP, agroalimentaire, industrie pharmaceutique, banque et assurance, énergie, tourisme, télécommunications… Si les salaires ne sont pas mirobolants, la qualité de vie sur place (du soleil toute l’année) peut faire la différence.

Le Mexique

On n’y pense pas forcément dans un premier temps, mais le Mexique est un pays très apprécié par les expatriés. Avec 4% de croissance par an, le nombre d’entreprises et d’opportunités ne fait qu’augmenter ! Comme au Maroc, il y a près de 400 entreprises sur place qui sont à la recherche de profils français à la fois dans l’industrie automobile mais aussi dans des domaines aussi variés que la métallurgie, la pétrochimie, le textile, la fabrication de matériel électrique et le tourisme. Si les problèmes liés à la sécurité sont à prendre en compte, il n’en reste pas moins que 20 000 Français ont tout de même décidé de s’y établir.

Ces pays sont donc testés et approuvés par les expatriés vivant sur place, ce qui vous donne une bonne garantie de vous y plaire. Si d’autres y ont réussi, pourquoi pas vous ?

Singapour

Espace Schengen nous voilà !

L’avantage non négligeable de l’Union Européenne en général et de l’Espace Schengen en particulier, c’est qu’aucun visa de travail n’est nécessaire pour partir travailler dans l’un des pays membres, ce qui facilite nettement la démarche du grand départ. Mais quels sont les pays où il fait bon travailler en Europe ?

L’Allemagne

Les DRH allemands n’ont que faire de nos diplômes bac +5 et s’intéressent au savoir-faire de leurs futurs employés, ce qui laisse bien plus d’opportunités ! Bien évidemment, les germanisants sont favorisés, même s’il est parfois seulement demandé de maîtriser l’Anglais. Les entreprises allemandes, notamment à l’Ouest (où les salaires sont aussi plus élevés), sont à la recherche d’artisans et d'ingénieurs en mécanique, électronique et en énergie. Si la capitale allemande reste très attractive, il y est malheureusement plus difficile d’y trouver du travail en dehors des start-up.

L’Autriche

Avec un taux de chômage plutôt faible, l’Autriche est aussi un bon pays vers lequel immigrer. Il y a notamment une pénurie de 30 000 spécialistes, ce qui explique que les entreprises autrichiennes sont prêtes à engager des étrangers. Alors si vous êtes artisans, techniciens ou ingénieurs en tous genres ou que vous travaillez dans le domaine de la santé, pas de soucis à vous faire, vous trouverez votre place. Attention, il est souvent requis de parler allemand.

Le Royaume-Uni

Allez, on triche, on inclut le Royaume-Uni ici, malgré le Brexit. Joignez-vous donc aux 300 000 Froggies déjà installés à Londres ! Pas de problème d’intégration en Angleterre, la communauté française est très présente (peut-être un peu trop ?). De fait, les opportunités y sont très nombreuses, dans un pays où, comme en Allemagne, on fait fi des diplômes des Grandes Écoles françaises. Si votre anglais n’est pas parfait, il est toujours possible de travailler dans la restauration ou la vente, afin de progresser. Une fois arrivé, sky is the limit : la motivation compte bien plus que l’expérience et tout le monde a sa chance ! L’évolution professionnelle et l’augmentation régulière des salaires sont d’ailleurs les deux raisons qui poussent 47% des expatriés Français à prendre un aller simple en Eurostar.

Londres, Royaume-Uni

Où il fait bon vivre et travailler en tant que femme

Si les conditions de travail ne sont pas les mêmes pour les hommes et les femmes en France, c’est malheureusement aussi une réalité dans le reste du monde. Ainsi, nous avons aussi sélectionné quelques pays où il fait bon vivre et travailler en tant que femme.

L’Équateur

Ce pays d’Amérique Latine a été positionné à la septième place des meilleurs pays pour s’expatrier par les femmes en 2017. De fait, elles disent être satisfaites de leur vie sociale sur place ainsi que du coût de la vie. Le système de sécurité sociale est aussi très attractif. Le pays a mis en place de nombreuses politiques pour favoriser l’égalité homme-femme : reconnaissance du travail domestique, égalité des salaires, parité des listes électorales, allocations aux mères célibataires. Cependant, il peut être difficile d’y trouver un travail car il faut se procurer un visa avant de s’y installer, et une fois sur place chercher une place dans l’industrie du tourisme ou en tant que traducteur.

Malte

L’île européenne attire de plus en plus d’expatriés et surtout d’expatriées. Si les salaires sont parfois inférieurs à ce qu’on peut avoir en France, il semble que la qualité de vie sur place compense largement. Les secteurs du tourisme et des jeux en ligne sont en plein boom, et les entreprises de ces secteurs sont ravies d’engager des étrangers, mais attention, l’anglais est requis. L’égalité salariale est par ailleurs acquise et les femmes vivant sur place sont satisfaites de l’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle. Pourtant, si Malte a bien légalisé le mariage pour tous à l’été 2017, il faut noter que l’avortement y est toujours illégal.

Les pays scandinaves

Ces derniers, et ce n’est pas nouveau, sont très avancés sur les questions d’égalité homme-femme. Par ailleurs, il y fait bon vivre, tant l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle est intégré dans les mentalités : fini les mails pro' le week-end ! Il peut cependant être plus difficile pour un étranger de trouver un emploi, car ces pays ne sont devenus que récemment des terres d’immigration. Mais, par chance, le marché de l’emploi diffère assez peu d’ici : les ingénieurs sont très demandés et le secteur des NTIC recrute beaucoup. Il y a aussi une forte demande dans les domaines de la métallurgie, de pétrochimie et de la pêche. La langue de travail est souvent l’anglais, ce qui facilite les choses.

Equateur

Quels papiers pour quelle expatriation ?

Le Visa Vacance Travail

Le Visa Vacance Travail, ou VVT pour les intimes, est octroyé pendant un an, et vous permet, comme son nom l’indique, de travailler et de voyager dans les pays partenaires de ce programme. Certaines conditions sont tout de même à remplir :

  • Il faut avoir entre 18 et 30 ans (excepté pour le Canada, ou la limite est étendue à 35 ans), on ne peut l’avoir qu’une fois dans chaque pays.

Le VVT est donc une option assez prudente, qui vous permet de goûter à la vie d’expatrié sans en avoir, encore, les inconvénients. C’est un premier pas vers l’étranger, et c’est aussi une voie qui peut vous conduire à une expatriation en bonne et due forme. On ne compte pas le nombre de VVT qui se sont transformés en visas de travail ! Les pays partenaires de ce programme (réservé aux citoyens français) sont le Japon, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, la Russie, l’Argentine, Hong Kong, le Chili, la Colombie, Taïwan, l’Uruguay et le Mexique. Le Brésil a signé un accord pour entrer dans le programme en 2016, et devrait être ajouté à cette liste incessamment sous peu. Les pays fixent eux-mêmes leurs conditions et leurs quotas : pour l’Australie il faudra s’acquitter de la somme de 440$ australiens, alors que pour le Japon, c’est gratuit, mais vous devrez fournir un programme détaillé de votre année sur place.

Les pays les plus populaires :

  • The Canadian Dream : tellement demandé que les candidats sont choisis via un tirage au sort. Le Canada est un pays très attractif pour les Français : on y parle anglais et français, notamment au Québec. La culture n’est pas si différente et l’effort d’intégration est moindre. Il est possible de trouver un emploi avec un salaire similaire dans de nombreux secteurs d’activité : NTIC, ingénierie en tous genres, éducation et santé.
  • L’Océanie : l’Australie et la Nouvelle-Zélande concentrent à eux deux le plus de VVTistes. Cela s’explique d’abord par le fait que ces pays n’ont pas de quota, car ils ont un grand besoin de main d’oeuvre. En étant peu difficile, il est possible d’y trouver du travail très facilement (ferme, BTP, hôtellerie et restauration…), même si, en parlant anglais couramment, trouver un travail qui correspond à un Bac + 5 n’est pas mission impossible. Le salaire minimum est plus élevé qu’en France.
  • L’Asie de l’Est : le Japon et la Corée de Sud sont aussi très populaires et ces pays remplissent leurs quotas chaque année. C’est l’une des options les plus dépaysantes (langue, culture…) mais pas de panique, même en ne maîtrisant pas le japonais ou le coréen, il est possible d’y trouver du travail. Les professeurs de langue sont extrêmement demandés (anglais et même français), mais aussi tous les métiers des NTIC : programmation, graphisme, ingénieur informatique...

Comme 40 000 Français chaque année, tentez aussi votre chance en VVT ! Si vous souhaitez plus d’informations sur les démarches à mettre en oeuvre pour les différents pays, rendez-vous sur la page Diplomatie France. Si vous souhaitez lire des témoignages ou poser vos questions à des VVTistes, rendez-vous sur leur site, avec ses nombreuses informations pratiques et ses forums.

Montréal, Canada

Le Volontariat International en Entreprise

Si un contrat VIE ne peut être délivré que par une entreprise française, vous pouvez cependant aller partout dans le monde pendant six à vingt-quatre mois (maximum). Sur les 56 825 Français partis en mission depuis l’existence de ce statut en 2001, la plupart ont choisi l’Europe et l’Asie comme destination. Attention, comme pour le VVT, l’âge est limité : vous pouvez postuler jusqu’à vos 28 ans, et le grand départ doit s’effectuer au maximum le jour de votre 29e anniversaire. De nombreuses offres de VIE sont disponibles mais vous pouvez bien entendu forcer votre chance : candidatures spontanées , réseau social et professionnel… Même si l’entreprise de vos rêves n’a encore jamais proposé ce type de contrat, la procédure pour y accéder est toute simple : il suffit de s’adresser à l’organisme en charge, Business France. Si vous sentez de la réticence, ajoutez que les entreprises sont exonérées de charges sociales pour les contrats VIE.

Les secteurs qui recrutent en VIE sont assez variés : finance, commerce, mécanique, génie civile, ainsi que les télécommunications et les métiers qui touchent à l’informatique. Sont recrutés à la fois des diplômés Bac + 2 comme des ingénieurs polytechniques : à vous de trouver l’entreprise qui a besoin de vos compétences !

Japon 

Le Saint Graal : la carte de résidence

Vous êtes tombé amoureux de votre nouveau pays d’adoption, mais vous n’êtes pas prêt à franchir le cap du changement de nationalité ? La carte de résident permanent est faite pour vous ! Ce statut n’est pas présent dans tous les pays, mais il fonctionne à peu près de la même manière dans tous les pays qui le proposent :

  • vous avez un statut de résident permanent,
  • vous n’avez donc pas à renouveler un visa,
  • vous avez accès à la plupart des avantages réservés aux “vrais” citoyens du pays (couverture santé par exemple),
  • vous pouvez habiter, travailler et étudier partout dans ledit pays.

Ainsi le Canada, la Chine, les États-Unis, le Paraguay et la Thaïlande proposent ce statut, qui reste relativement difficile à acquérir. Ainsi, mis à part si vous passez par la loterie pour obtenir la carte verte américaine, il vous faudra résider (et parfois même travailler) pendant au moins cinq ans avant de pouvoir en faire la demande, qui peut être traitée en plusieurs années. Enfin, il faut savoir que la carte de résidence est souvent considérée comme une étape nécessaire à la naturalisation. Certains pays, comme le Japon, proposent aussi un visa époux : si vous vous êtes marié(e) avec un citoyen nippon, vous pouvez résider et travailler au Japon comme bon vous semble.

San Francisco, Etats-Unis

C’est maintenant à vous de choisir votre terre d'accueil en fonction de vos priorités : salaire élevé, environnement paradisiaque ou sécurité de l’emploi. Cependant, quelque soit le pays que vous sélectionnerez, qu’il soit frontalier ou situé à l’autre bout du monde, ne manquez pas de vous renseigner sur son histoire, sa culture, la sécurité et ses normes sociales : une mauvaise surprise est vite arrivée ! Bon voyage !

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Photo by WTTJ @Kpler

Anouk Renouvel

Freelance @ Communication numérique

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